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		<title>Dalloz Etudiant : dernières actualités</title>
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			<title>Dalloz Etudiant : dernières actualités</title>
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		<lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 09:01:00 +0200</lastBuildDate>
		
		
		<item>
			<title>Point sur la responsabilité pénale des personnes morales</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/point-sur-la-responsabilite-penale-des-personnes-morales//h/051d2af9e957e9d7d0f7bb3240fd1376.html</link>
			<description>Le principe de la responsabilité pénale des personnes morales a été introduit en 1994. Depuis lors,...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><a href="typo3/#art1212" >L'article 121-2 du Code pénal</a>, modifié par la loi du 9&nbsp;mars 2004, prévoit que «&nbsp;les personnes morales, à l'exclusion de l'État, sont responsables pénalement, selon les distinctions des articles&nbsp;121-4 à 121-7, des infractions commises, pour leur compte, par leurs organes ou représentants&nbsp;».</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">On rappellera d’abord le champ d’application de la responsabilité pénale des personnes morales, puis les conditions d’engagements de cette responsabilité.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">I. Le champ d’application de la responsabilité pénale des personnes morales</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■ Les personnes morales soumises à l’article 121-2 du Code pénal</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Tout en affirmant le principe de responsabilité des personnes morales, la loi exclut&nbsp;:</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– l’État qui assure la protection des intérêts généraux et qui a la charge de poursuivre et punir les délinquants&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– le groupement et la société en formation en raison de l'absence de personnalité morale&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– en cas de fusion absorption, emportant dissolution sans liquidation, la société absorbante, n'ayant pas commis l'infraction, ne peut pas être poursuivie et condamnée, au lieu et place de la société absorbée, car «&nbsp;nul n'est responsable pénalement que de son propre fait » (<a href="typo3/#crim20juin2000" >Crim. 20&nbsp;juin 2000</a>).</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">La responsabilité pénale des personnes morales est ainsi prévue pour&nbsp;:</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– les personnes morales de droit privé ayant la personnalité morale<span style="COLOR: red">&nbsp;</span>qu’elles aient pour but la recherche de profits ou non (sociétés civiles ou commerciales, groupement d'intérêt économique, associations, syndicats, fondations, partis politiques, institutions représentatives du personnel)&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– les personnes morales de droit public&nbsp;: elles ne sont pas exclues du domaine d’application de la loi toutefois leur responsabilité est soumise à une condition. En effet,&nbsp;<span style="mso-fareast-language: FR">les&nbsp;</span>établissements publics, les collectivités territoriales et leurs groupements ne sont responsables que pour les infractions commises dans l'exercice des activités susceptibles de faire l'objet de délégation de service public (ex&nbsp;: l’exploitation d’un théâtre,&nbsp;<a href="typo3/#crim3avr2002" >Crim. 3 avr. 2002</a>).</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Peu importe la nationalité de la société&nbsp;: une société étrangère peut être pénalement responsable, si elle a accompli une infraction en France ou relevant de la compétence législative du droit français, à condition d’être dotée de la personnalité juridique.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">■ Les infractions concernées</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">En 1994, le législateur avait posé une limite quant aux infractions susceptibles d’être imputées à une personne morale. Il s’agissait du principe de spécialité, selon lequel une personne morale ne pouvait être pénalement responsable que «&nbsp;dans les cas prévus par la loi ou le règlement » (ex&nbsp;:&nbsp;<a href="typo3/#crim18avr2000" >Crim. 18 avr. 2000</a>). La loi du 9&nbsp;mars 2004 a supprimé le principe de spécialité à compter du 31&nbsp;décembre 2005. Désormais, les personnes morales sont responsables de plein droit de l’ensemble des infractions sauf si le législateur exclut expressément cette responsabilité.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">En outre une personne morale peut se voir reprocher une infraction consommée ou une infraction tentée, elle peut également être auteur ou complice soit par aide ou assistance, soit par provocation.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">II. Les conditions d’engagement de la responsabilité pénale des personnes morales</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Selon l’article 121-2 du Code pénal, les personnes morales sont responsables des infractions commises pour leur compte par leurs organes ou représentants.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">■ Les personnes morales ne sont responsables que par l’intermédiaire de leurs organes ou représentants</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">La personne morale n’est pénalement responsable que si les agissements fautifs peuvent être imputés à ses organes ou ses représentants qui sont nécessairement des personnes physiques (<a href="typo3/#crim18janv2000" >Crim. 18 janv. 2000</a>). Les personnes susceptibles d’engager la personne morale sont celles qui exercent certaines fonctions de direction ou d’administration, de gestion ou de contrôle. Il s’agit également de toute personne titulaire d'une délégation de pouvoirs, pourvue de la compétence, de l’autorité et des moyens nécessaires à l’exécution de sa mission (<a href="typo3/#crim30mai2000" >Crim. 30&nbsp;mai 2000</a>).</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Le texte de l'article 121-2 du Code pénal impose que l’infraction ait été commise par une personne physique, afin de rendre responsable la personne morale pour le compte de laquelle les faits ont été réalisés.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp;</span>L'implication d'une personne physique suppose une identification minimale de cette dernière.&nbsp;</span><span style="mso-fareast-language: FR">Toutefois, la Cour de cassation a admis, depuis 2006, «&nbsp;qu’il n’était pas indispensable d’identifier la personne physique quand l’infraction ne pouvait qu’être imputable à la personne morale ou que résulter de la politique commerciale de la société&nbsp;» (<a href="typo3/#crim20juin2006" >Crim. 20 juin 2006</a>). Elle a ainsi créé une&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold">présomption de commission de l'infraction par un organe ou représentant.</span></span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Toutefois la Cour de cassation consciente «&nbsp;du dévoiement légale s’opérant de son propre fait&nbsp;», rappelle à l’occasion d’une QPC (non transmise pour absence de faits nouveaux), que «&nbsp;la responsabilité pénale des personnes morales ne peut être engagée que du seul fait d'infractions commises, pour leur compte, par leurs organes ou représentants&nbsp;» (<a href="typo3/#crim27avr2011" >Crim. 27 avr. 2011</a>).</p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Dans un arrêt encore plus récent où une société a été reconnue coupable des délits de blessures involontaires par personne morale dans le cadre du travail et d’embauche de travailleur sans organisation de formation pratique et appropriée en matière de sécurité&nbsp;, la Cour de cassation est donc revenue sur sa position traditionnelle et a cassé cet arrêt estimant que la cour d’appel n’avait pas établi si les manquements relevés résultaient de l’abstention d’un des organes ou représentants de la société, et s’ils avaient été commis pour le compte de cette société, au sens de l’article 121-2 du Code pénal (<a href="typo3/#crim11avr2012" >Crim. 11 avr. 2012</a>).</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">La responsabilité des personnes morales s’apparente ainsi à une responsabilité par ricochet. La Cour de cassation énonce que la faute pénale de l'organe ou du représentant suffit à engager la responsabilité pénale de la personne morale, lorsqu'elle a été commise pour le compte de celle-ci, sans que doive être établie une faute distincte à la charge de ladite personne morale. Ainsi s’inspirant de cette jurisprudence, la doctrine a considéré que la responsabilité pénale de la personne morale est une responsabilité indirecte ou par «&nbsp;ricochet&nbsp;» (v.&nbsp;<a href="typo3/#robert" >J.-H. Robert</a>). Néanmoins, ce principe connaît un tempérament depuis la loi du 10&nbsp;juillet 2000. L'objet de cette loi est de redéfinir les contours de la responsabilité pénale en matière d'infractions non intentionnelles afin d'assurer un meilleur équilibre entre le risque d'une pénalisation excessive de la société et celui d'une déresponsabilisation des acteurs sociaux. Cette réforme opère une distinction entre les fautes ayant causé directement un dommage et celles qui n’ont qu’un lien de causalité indirect avec le dommage en matière de délits non intentionnels. Est maintenu le principe d’une responsabilité pénale quelle que soit la gravité de la faute, lorsque le lien entre celle-ci et le dommage est direct. En revanche, lorsque le lien entre la faute et le dommage est indirect seule une faute caractérisée ou la violation délibérée de règles de sécurité justifie la mise en cause de la responsabilité pénale. Dans sa démarche, le législateur cherche à épargner les individus, non à restreindre globalement le champ de la responsabilité pénale. Ces dispositions spéciales ne s’appliquent qu’aux personnes physiques et non aux personnes morales.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">La Cour de cassation par un arrêt en date du&nbsp;<a href="typo3/#crim24oct2000" >24&nbsp;octobre 2000</a>&nbsp;a décidé de ne pas étendre l'atténuation de responsabilité aux personnes morales, qui, au contraire, «&nbsp;servent de contrepoids à l'allégement ainsi opéré, permettant de compenser ce qui est désormais en dehors du champ de la répression pour les personnes physiques&nbsp;». En effet la personne morale peut être tenue pénalement responsable même si aucune faute ne peut-être imputée à une personne physique auteur indirect. Par conséquent la responsabilité pénale de la personne morale est donc autonome de celle des personnes physiques. Toutefois cette solution ne s’applique qu’en matière de délits non intentionnelle (<a href="typo3/#crim24oct2000" >Crim. 24 oct. 2000</a>).</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">■ Les personnes morales ne sont responsables que des infractions commises pour «&nbsp;leur compte&nbsp;»</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Pour engager la responsabilité pénale de la personne morale, il faut non seulement que les organes et représentants de la personne morale commettent des agissements délictueux mais encore que ces agissements aient été commis pour le compte de la personne morale, c’est-à-dire dans son intérêt (<a href="typo3/#crim7juill1998" >Crim.7 juill. 1998</a>).&nbsp;<span style="COLOR: black">Toutefois, la responsabilité pénale de la personne morale pourra également être engagée lorsque les actes répréhensibles de l’organe ou du représentant auront été commis dans l’exercice d’activités ayant pour objet d’assurer l’organisation et le fonctionnement de la personne morale.</span></span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="COLOR: black">Une appréciation extensive de cette notion de «&nbsp;pour le compte » permet ainsi d’engager la responsabilité de la personne morale&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold">non</span>&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold">seulement pour des infractions volontaires à but non lucratif</span>&nbsp;comme l’infraction de discrimination dans l’embauche (<a href="typo3/#art2251" >art. 225-1</a>&nbsp;et&nbsp;<a href="typo3/#art2252" >225-2</a>&nbsp;C. pén.) mais aussi pour des infractions d’imprudence ou de négligence.&lt;s&gt;&lt;/s&gt;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="COLOR: black">■ La question du cumul des poursuites</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="COLOR: black">L’article 121-2 alinéa 3 du Code pénal précise que «&nbsp;la responsabilité pénale des personnes morales n’exclut pas celle des personnes physiques, auteurs ou complices des faits, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa de l’article 121-3&nbsp;». Cette possibilité de cumul existe pour éviter&nbsp;</span><span style="mso-fareast-language: FR">une complète absorption de la responsabilité pénale des personnes physiques par les personnes morales. Ce cumul des poursuites aurait mérité des précisions, mais le législateur a laissé le soin aux tribunaux de se déterminer selon les circonstances de l’espèce.</span></p><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Références</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■ Code pénal</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Article&nbsp;<a name="art1212"></a>121-2</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;Les personnes morales, à l'exclusion de l'État, sont responsables pénalement, selon les distinctions des&nbsp;<span style="COLOR: windowtext; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">articles 121-4 à 121-7</span>, des infractions commises, pour leur compte, par leurs organes ou représentants.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Toutefois, les collectivités territoriales et leurs groupements ne sont responsables pénalement que des infractions commises dans l'exercice d'activités susceptibles de faire l'objet de conventions de délégation de service public.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">La responsabilité pénale des personnes morales n'exclut pas celle des personnes physiques auteurs ou complices des mêmes faits, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa de l’article 121-3.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article 121-3</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;Il n'y a point de crime ou de délit sans intention de le commettre.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Toutefois, lorsque la loi le prévoit, il y a délit en cas de mise en danger délibérée de la personne d'autrui.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Il y a également délit, lorsque la loi le prévoit, en cas de faute d'imprudence, de négligence ou de manquement à une obligation de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, s'il est établi que l'auteur des faits n'a pas accompli les diligences normales compte tenu, le cas échéant, de la nature de ses missions ou de ses fonctions, de ses compétences ainsi que du pouvoir et des moyens dont il disposait.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Dans le cas prévu par l'alinéa qui précède, les personnes physiques qui n'ont pas causé directement le dommage, mais qui ont créé ou contribué à créer la situation qui a permis la réalisation du dommage ou qui n'ont pas pris les mesures permettant de l'éviter, sont responsables pénalement s'il est établi qu'elles ont, soit violé de façon manifestement délibérée une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, soit commis une faute caractérisée et qui exposait autrui à un risque d'une particulière gravité qu'elles ne pouvaient ignorer.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Il n'y a point de contravention en cas de force majeure.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article 121-4</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Est auteur de l'infraction la personne qui :&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">1° Commet les faits incriminés ;&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">2° Tente de commettre un crime ou, dans les cas prévus par la loi, un délit.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article 121-5</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;La tentative est constituée dès lors que, manifestée par un commencement d'exécution, elle n'a été suspendue ou n'a manqué son effet qu'en raison de circonstances indépendantes de la volonté de son auteur.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article 121-6</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;Sera puni comme auteur le complice de l'infraction, au sens de l’article 121-7.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article 121-7</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;Est complice d'un crime ou d'un délit la personne qui sciemment, par aide ou assistance, en a facilité la préparation ou la consommation.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Est également complice la personne qui par don, promesse, menace, ordre, abus d'autorité ou de pouvoir aura provoqué à une infraction ou donné des instructions pour la commettre.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="COLOR: black">Article&nbsp;<a name="art2251"></a>225-1</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Constitue également une discrimination toute distinction opérée entre les personnes morales à raison de l'origine, du sexe, de la situation de famille, de l'apparence physique, du patronyme, de l'état de santé, du handicap, des caractéristiques génétiques, des mœurs, de l'orientation sexuelle, de l'âge, des opinions politiques, des activités syndicales, de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée des membres ou de certains membres de ces personnes morales.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="COLOR: black">Article&nbsp;<a name="art2252"></a>225-2</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;La discrimination définie à l'article 225-1, commise à l'égard d'une personne physique ou morale, est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 Euros d'amende lorsqu'elle consiste :&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">1° À refuser la fourniture d'un bien ou d'un service ;&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">2° À entraver l'exercice normal d'une activité économique quelconque ;&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">3° À refuser d'embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne ;&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">4° À subordonner la fourniture d'un bien ou d'un service à une condition fondée sur l'un des éléments visés à l'article 225-1 ;&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">5° À subordonner une offre d'emploi, une demande de stage ou une période de formation en entreprise à une condition fondée sur l'un des éléments visés à l'article 225-1 ;&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">6° À refuser d'accepter une personne à l'un des stages visés par le 2° de l'article L. 412-8 du code de la sécurité sociale.&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Lorsque le refus discriminatoire prévu au 1° est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d'en interdire l'accès, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 Euros d'amende.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/crim.20_juin_2000__n__99-86.742.pdf" target="_blank" >Crim. 20&nbsp;juin 2000</a>, n°&nbsp;99-86.742,&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/crim.20_juin_2000__D.Aff.853__obs.Matsopoulou.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">D</i>. 2001. 853, obs. Matsopoulou.</a></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Crim.3_avril_2002__n__01-83.160.pdf" target="_blank" >Crim. 3 avr. 2002</a>, n°01-83.160.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■<a name="crim18avr2000"></a>&nbsp;<span style="mso-fareast-language: FR"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Crim._18_avril_2000__n__99-85.183.pdf" target="_blank" >Crim. 18 avr. 2000</a>, n°&nbsp;99-85.183.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<span style="mso-fareast-language: FR"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/crim.18_janvier_2000__n___99-80.318.pdf" target="_blank" >Crim. 18 janv. 2000</a>, n°&nbsp;99-80.318.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<span style="mso-fareast-language: FR"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/crim.30_mai_2000__n__99-84.212.pdf" target="_blank" >Crim. 30&nbsp;mai 2000</a>, n° 99-84.212.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<span style="mso-fareast-language: FR"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Crim._20_juin_2006__n__05-85.255.pdf" target="_blank" >Crim. 20 juin 2006</a>, n°05-85.255.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Crim.27_avril_2011__n__11-90.013.pdf" target="_blank" >Crim. 27 avr. 2011</a>, n° 11-90.013 QPC,&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Aj_penal_2011__p.589__obs.Gallois.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">AJ pénal</i>&nbsp;2011. 589, obs. J. Gallois</a>.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<span style="mso-fareast-language: FR"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Crim11_avril_2012_11-83.816.pdf" target="_blank" >Crim. 11 avr. 2012</a>, n°10-86.974.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Crim.24.oct.2000__n__00-80378.pdf" target="_blank" >Crim.</a></span><span style="mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Crim.24.oct.2000__n__00-80378.pdf" target="_blank" >&nbsp;24&nbsp;oct. 2000</a>, n°00-80.378.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<span style="mso-fareast-language: FR"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Crim.7_juillet_1998__n__97-81.273.pdf" target="_blank" >Crim. 7 juill. 1998</a>, n°97-81.273.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a name="robert"></a><span style="mso-fareast-language: FR">J.-H. Robert,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Droit pénal général</i>, 6<sup>e</sup>&nbsp;éd., PUF, coll. «&nbsp;Thémis&nbsp;», 2005, p. 376.</span></p></div>]]></content:encoded>
			<category>À la une</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 18 May 2012 09:01:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Qu’est-ce qu’un rescrit ?</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/le-billet/article/quest-ce-quun-rescrit//h/5ccfd4e2fd44d608425a2c0e7b539004.html</link>
			<description>Il arrive qu'une personne ait besoin d'être fixée sur sa situation, par exemple en matière d'impôts...</description>
			<content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded>
			<category>Le saviez-vous ?</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 18 May 2012 08:55:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Les limites de la liberté d'expression de l'avocat</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/les-limites-de-la-liberte-dexpression-de-lavocat//h/1265caa555d8ba8c5eecec2f713f6cfd.html</link>
			<description>Le droit de critique de l’avocat, soutenu par sa liberté d’expression, ne doit jamais attenter au...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Dans l'exercice de sa liberté d'expression à l'extérieur du prétoire, l'avocat reste soumis, sur le terrain disciplinaire, aux devoirs de modération et de délicatesse<span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext; FONT-SIZE: 12pt; FONT-WEIGHT: normal">.</span></span>&nbsp;Tel est le message délivré par cet arrêt.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Dans un article publié dans un hebdomadaire connu, l’avocat du principal accusé du «&nbsp;gang des barbares&nbsp;» avait qualifié l’avocat général en charge de cette affaire criminelle de «&nbsp;traître génétique&nbsp;», en référence au passé de collaborateur du père de celui-ci, condamné à la Libération. L’ordre des avocats, saisi par le ministère public, n'a pas retenu de faute disciplinaire à l'encontre de l'<span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext; FONT-WEIGHT: normal">avocat. Dans le même sens, la cour d’appel de Paris, pour décider de ne pas poursuivre, avait tenu compte des circonstances particulières de l’affaire et de certaines interventions provocatrices, à l’intérieur comme à l’extérieur du prétoire, de l’avocat général. Dans quelle mesure un avocat peut-il donc critiquer un magistrat&nbsp;? La Cour de cassation résout ainsi le conflit, révélé par cette affaire, entre la liberté d’expression de l’avocat et les devoirs que lui impose la déontologie de sa profession&nbsp;: «&nbsp;(…) si l’avocat a le droit de critiquer le fonctionnement de la justice ou le comportement de tel ou tel magistrat, sa liberté d’expression, qui n’est pas absolue car sujette à des restrictions qu’impliquent, notamment, la protection de la réputation ou des droits d’autrui et la garantie de l’autorité et de l’impartialité du pouvoir judiciaire, ne s’étend pas aux propos violents qui, exprimant une animosité dirigée personnellement contre le magistrat concerné, mis en cause dans son intégrité morale, et non une contestation des prises de position critiquables de ce dernier, constituent un manquement au principe essentiel de délicatesse qui s’impose à l’avocat en toutes circonstances (…)&nbsp;».</span></span></span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">La liberté d'expression et le droit de critique de l'avocat à l’occasion des procédures judiciaires sont protégés par&nbsp;<a href="typo3/#ART10" ><span style="mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman'">l'article 10 de la Conv. EDH</span></a>&nbsp;(<a href="typo3/#CEDH2003" ><span style="mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman'">CEDH 28 oct. 2003,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Steur c. Pays-Bas</i></span></a>), ici visé par la Cour, et par l'immunité accordée par&nbsp;<a href="typo3/#ART41" ><span style="mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman'">l'article 41 de la loi du 29&nbsp;juillet 1881</span></a>&nbsp;sur la liberté de la presse, aux écrits produits et aux propos tenus par l'avocat devant les tribunaux au nom de son client&nbsp;; sont ainsi protégées des conclusions dont la teneur «&nbsp;n'excédait pas la mesure appropriée aux nécessités de l'exercice des droits de la défense&nbsp;» (<span style="mso-bidi-font-style: italic"><a href="typo3/#CEDH2008" ><span style="mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman'">Civ. 1<sup>re</sup>, 3 juill. 2008</span></a></span>, à propos de conclusions contestant l'impartialité de la juridiction dont la décision était attaquée et alléguant un lien avec l'avocat de la partie adverse). Pour autant, comme en témoigne l’arrêt commenté, la liberté d'expression de l'avocat est soumise à certaines restrictions, notamment liées à la garantie de l'autorité et de l'impartialité du pouvoir judiciaire (<a href="typo3/#ce2006" ><span style="mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman'">CE 15 nov. 2006</span></a>,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Krikorian et a</i>.). Ainsi, comme le prévoit&nbsp;<a href="typo3/#ART183" ><span style="mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman'">l’article 183 du&nbsp;</span><span style="mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman'">décret n°91-1197 du 27&nbsp;novembre 1991</span></a></span><span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext; FONT-WEIGHT: normal">&nbsp;</span></span>organisant la profession d'avocat<span style="FONT-FAMILY: &quot;Arial&quot;, &quot;sans-serif&quot;; COLOR: black; FONT-SIZE: 9.5pt">&nbsp;</span><span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext; FONT-WEIGHT: normal">figurant au visa</span></span><span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext; FONT-SIZE: 12pt; FONT-WEIGHT: normal">,&nbsp;</span></span>un manquement à la probité, à l'honneur ou à la&nbsp;<span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext; FONT-WEIGHT: normal">délicatesse</span></span><span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext; FONT-SIZE: 12pt; FONT-WEIGHT: normal">,</span></span>&nbsp;peut être reproché à l’avocat, et ce même s’il se rapporte à des faits extraprofessionnels.&nbsp;<span style="mso-fareast-language: FR">À ce titre, ne sont pas protégés des écrits ou des propos outrageants étrangers à la cause (V. not.&nbsp;<a href="typo3/#CIV2012" ><span style="mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman'">Civ. 1<sup>re</sup>, 5&nbsp;avr. 2012</span></a>, sur des propos racistes visant les jurés) ou un communiqué de presse d'un avocat contestant les conditions de la tenue d'un procès (<a href="typo3/#CRIM2002" ><span style="mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman'">Crim. 3 déc. 2002</span></a>). Il en va de même pour les attaques personnelles à l'égard d'un magistrat&nbsp;; c'est ainsi que, dans une affaire proche de celle rapportée, la Cour de cassation a qualifié les propos tenus par un avocat à l'endroit d'un conseiller, à l'issue d'une audience d'assises, comme étant&nbsp;<i>ad hominem</i>&nbsp;et trahissant une animosité personnelle exclusive de toute idée, opinion ou information susceptible d'alimenter une réflexion ou un débat d'intérêt général (<span style="mso-bidi-font-style: italic"><a href="typo3/#CRIM2008" ><span style="mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman'">Civ. 1<sup>re</sup>, 28&nbsp;mars 2008</span></a></span>). Ne leur accordant pas la protection garantie à la liberté d'expression au titre de&nbsp;<a href="typo3/#ART10" ><span style="mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman'">l'article 10 de la Conv. EDH</span></a>, la Cour de cassation retient que des propos de ce type constituent un manquement au devoir de délicatesse de l’avocat et entrent comme tels dans les prévisions des textes régissant spécialement la discipline de la profession&nbsp;; des sanctions disciplinaires sont alors encourues par l’avocat.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Albert Camus affirmait que «&nbsp;le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti&nbsp;». Mais sans excès, oppose la Cour de cassation à l’avocat, dont le talent doit être de pouvoir tout dire sans indélicatesse.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-fareast-language: FR"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Cour_de_cassation_civile_Chambre_civile_1_5_avril_2012_11-11.044.pdf" target="_blank" >Civ. 1<sup>re</sup>, 4 mai 2012</a>, n°11-30.193,&nbsp;</span>FS-P+B+I</i></b></p><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext"><b>Références</b></span></span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext"><b>■&nbsp;</b></span></span><span style="mso-fareast-language: FR"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/AFFAIRE_STEUR_c._PAYS-BAS.pdf" target="_blank" >CEDH 28 oct. 2003,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Steur c. Pays-Bas</i></a>, r</span>equête n<sup>o</sup>&nbsp;39657/98<span style="mso-fareast-language: FR">.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext"><b>■</b><a name="CEDH2008"></a><b>&nbsp;</b></span></span><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-style: italic"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Civ3juill2008.pdf" target="_blank" >Civ. 1<sup>re</sup>, 3 juill. 2008</a>, n° 07-15.493</span><span style="mso-fareast-language: FR">, inédit,&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/D20092704.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">D</i>. 2009. 2704</a></span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/CE15NOV2006.pdf" target="_blank" >CE 15 nov. 2006</a>,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Krikorian et a.,&nbsp;</i>n°&nbsp;283475,&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/RTDciv2007-67.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">RTD civ.&nbsp;</i>2007. 67.</a></span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext"><b>■&nbsp;</b></span></span><span style="mso-fareast-language: FR"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Civ5_avril_2012.pdf" target="_blank" >Civ. 1<sup>re</sup>, 5&nbsp;avr. 2012</a>, n°</span>11-11-044.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext"><b>■&nbsp;</b></span></span><span style="mso-fareast-language: FR"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Crim3dec2002.pdf" target="_blank" >Crim. 3 déc. 2002</a>,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Bull. crim</i>. 2002, n° 217.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext"><b>■&nbsp;</b></span></span><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-style: italic"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Civ28mars2008.pdf" target="_blank" >Civ. 1<sup>re</sup>, 28&nbsp;mars 2008</a>, n°05-18.598.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext; FONT-WEIGHT: normal">■&nbsp;</span></span><a name="ART10"></a><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme - Liberté d’expression</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;1. Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Le présent article n’empêche pas les États de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d’autorisations.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">2. L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext; FONT-WEIGHT: normal">■&nbsp;</span></span><a name="ART41"></a><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article 41 de la loi du 29&nbsp;juillet 1881 sur la liberté de la presse</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Ne donneront ouverture à aucune action les discours tenus dans le sein de l'Assemblée nationale ou du Sénat ainsi que les rapports ou toute autre pièce imprimée par ordre de l'une de ces deux assemblées.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Ne donnera lieu à aucune action le compte rendu des séances publiques des assemblées visées à l'alinéa ci-dessus fait de bonne foi dans les journaux.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Ne donneront lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage ni les propos tenus ou les écrits produits devant une commission d'enquête créée, en leur sein, par l'Assemblée nationale ou le Sénat, par la personne tenue d'y déposer, sauf s'ils sont étrangers à l'objet de l'enquête, ni le compte rendu fidèle des réunions publiques de cette commission fait de bonne foi.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Ne donneront lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, ni le compte rendu fidèle fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les discours prononcés ou les écrits produits devant les tribunaux.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Pourront néanmoins les juges, saisis de la cause et statuant sur le fond, prononcer la suppression des discours injurieux, outrageants ou diffamatoires, et condamner qui il appartiendra à des dommages-intérêts.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Pourront toutefois les faits diffamatoires étrangers à la cause donner ouverture, soit à l'action publique, soit à l'action civile des parties, lorsque ces actions leur auront été réservées par les tribunaux, et, dans tous les cas, à l'action civile des tiers.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b>■ D<span style="COLOR: windowtext">écret n°91-1197 du 27&nbsp;novembre 1991</span></b><span class="hit1"><span style="COLOR: windowtext; FONT-WEIGHT: normal">&nbsp;</span></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal">organisant la profession d'avocat</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article&nbsp;<a name="ART183"></a>183</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;Toute contravention aux lois et règlements, toute infraction aux règles professionnelles, tout manquement à la probité, à l'honneur ou à la délicatesse, même se rapportant à des faits extraprofessionnels, expose l'avocat qui en est l'auteur aux sanctions disciplinaires énumérées à l'article 184.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article 184</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;Les peines disciplinaires sont :&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">1° L'avertissement ;&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">2° Le blâme ;&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">3° L'interdiction temporaire, qui ne peut excéder trois années ; 4° La radiation du tableau des avocats, ou le retrait de l'honorariat.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">L'avertissement, le blâme et l'interdiction temporaire peuvent comporter la privation, par la décision qui prononce la peine disciplinaire, du droit de faire partie du conseil de l'ordre, du Conseil national des barreaux, des autres organismes ou conseils professionnels ainsi que des fonctions de bâtonnier pendant une durée n'excédant pas dix ans.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">L'instance disciplinaire peut en outre, à titre de sanction accessoire, ordonner la publicité de toute peine disciplinaire.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">La peine de l'interdiction temporaire peut être assortie du sursis. La suspension de la peine ne s'étend pas aux mesures accessoires prises en application des deuxième et troisième alinéas. Si, dans le délai de cinq ans à compter du prononcé de la peine, l'avocat a commis une infraction ou une faute ayant entraîné le prononcé d'une nouvelle peine disciplinaire, celle-ci entraîne sauf décision motivée l'exécution de la première peine sans confusion avec la seconde.&nbsp;»</span></p></div>]]></content:encoded>
			<category>À la une</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 16 May 2012 09:01:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Accidents de parcours</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/le-cas-du-mois/article/accidents-de-parcours//h/0429e296eb85760b7517862ff8b62e53.html</link>
			<description>Adhémar vient d’avoir 20 ans. Pour fêter l'événement, une soirée est organisée chez Désiré...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Les deux cousins partent faire quelques courses avant le début de la soirée. Ils décident de prendre le scooter de Désiré, mais arrivés au supermarché, ils se rendent compte que Désiré a oublié son antivol. Désiré, peu chanceux lorsqu’il s’agit de son scooter (v. cas du mois, <a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/le-cas-du-mois/article/code-de-conduite/h/98c94244800421df9a80307ef5e659f0.html" target="_blank" >Code de conduite</a>), préfère rester à le surveiller sur le parking pendant qu’Adhémar va faire les courses. En quittant Désiré, Adhémar trébuche sur un muret en béton séparant l’allée piétonne et les chariots et se blesse. Courageux, il va tout de même acheter les provisions manquantes. Au moment de passer en caisse, il appelle Désiré pour lui demander de l’attendre devant le magasin car il a très mal à la cheville. Désiré enfile son casque et roule jusqu’à l’entrée. En attendant Adhémar, il immobilise son véhicule au milieu de la voie et attache son casque. Au moment où son cousin sort, Désiré est renversé par une voiture …</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">C’est une bien triste soirée qui s’annonce finalement pour les deux comparses&nbsp;: Adhémar souhaite obtenir réparation pour le préjudice subi sur le parking. Désiré souhaite, quant à lui, être indemnisé du préjudice qu’il a subi du fait de l’accident.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Vont-ils obtenir gain de cause&nbsp;?</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><i style="mso-bidi-font-style: normal">Pour le savoir, rendez-vous dans une dizaine de jours…</i></p>]]></content:encoded>
			<category>Cas du mois</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 16 May 2012 08:55:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>La CEDH et le témoignage anonyme : rappel des principes</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/la-cedh-et-le-temoignage-anonyme-rappel-des-principes//h/7db82d36b6610eb76d2eb3d682ab0ea9.html</link>
			<description>N’a pas porté atteinte au droit à un procès équitable des requérants, la décision d’accorder...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">En janvier&nbsp;2003, deux jeunes femmes furent tuées et deux autres blessées au cours un règlement de comptes entre gangs. Les trois requérants, furent accusés de meurtre et de tentative de meurtre et condamnés. Invoquant l’article 6 §§ 1 et 6 §§ 3 d), les requérants se plaignaient devant la Cour européenne que la décision d’accorder l’anonymat à un témoin et d’accepter sa déposition à l’audience avait porté atteinte à leur droit à un procès équitable, qui comprend le droit d’interroger un témoin à charge.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-weight: bold">Le principe du témoignage anonyme exige une vigilance particulière pour que soit respecté le procès équitable et le principe d’égalité des armes. La jurisprudence européenne montre que&nbsp;</span>la Cour recherche «&nbsp;un équilibre entre les intérêts de la société, des accusés et des témoins&nbsp;». Cette approche proportionnée a été posée dans<i style="mso-bidi-font-style: normal">&nbsp;</i>l’arrêt&nbsp;<a href="typo3/#cedh1989" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">Kostovski c. Pays-Bas</i></a>, du 20&nbsp;novembre 1989 et reprise récemment dans la problématique relative aux dépositions de témoins absents (arrêt&nbsp;<a href="typo3/#cedh2011" ><i>Al-Khawaja et Tahery c. Royaume-Uni</i></a>). Dans les deux cas, le principe sous-jacent est que, dans un procès pénal, l’accusé doit avoir une possibilité réelle de contester les allégations dont il fait l’objet. Elle considère toutefois que les limitations précises portant sur la capacité de la défense à contester un témoin diffèrent dans les deux cas.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">D</span>ans les affaires où interviennent des témoins anonymes,&nbsp;<a href="typo3/#art6" >l’article 6 § 3 d)</a>&nbsp;impose trois exigences :</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– Existe-t-il un motif sérieux de garder secrète l’identité du témoin&nbsp;? En l’espèce, la Cour souligne qu’il y avait un intérêt public manifeste à poursuivre les crimes perpétrés par des gangs, et qu’autoriser un témoin à déposer de manière anonyme était un élément important pour permettre de telles poursuites. La crainte de représailles étant réelle, il y avait un motif sérieux de permettre de témoigner sous couvert de l’anonymat.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– La condamnation se fonde-t-elle uniquement ou dans une mesure déterminante sur la déposition du témoin anonyme&nbsp;?<span style="FONT-SIZE: 13pt">&nbsp;</span>En l’espèce, la déposition du témoin n’a pas constitué la « preuve unique » mais la Cour admet, comme le juge national, qu’il était possible que sa déposition ait pu être déterminante pour certains des requérants.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– Si tel est le cas, existe-t-il suffisamment des garanties procédurales solides pour permettre une appréciation correcte et équitable de la fiabilité de cette déposition&nbsp;? En l’espèce la cour relève d’abord que les avocats des requérants, le juge et le jury étaient tous en mesure d’apprécier par eux-mêmes la fiabilité des déclarations du témoin étant donné qu’ils pouvaient tous le voir et l’entendre et donc observer son comportement au cours du procès. Par ailleurs, le juge national s’est prononcé sur la question de l’admission du témoignage anonyme à plusieurs reprises, chaque fois en conduisant un examen approfondi des questions pertinentes tenant compte de la nécessité de préserver l’équité du procès. Ensuite, le juge a souligné la nécessité de disposer d’éléments indépendants démontrant la participation des requérants à la fusillade. Il a prévenu les jurés qu’ils devaient considérer la déposition du témoin avec précaution et leur a donné des instructions précises quant aux limitations imposées à la défense et à la nécessité de s’appuyer sur d’autres éléments de preuve. Enfin, de nombreuses informations ont été divulguées au sujet du témoin, ce qui a largement fourni matière à contre- interrogatoire et celui-ci a bien été contre-interrogé de manière effective.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">La Cour rejette par conséquent les griefs des requérants et déclare les requêtes irrecevables.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Rappelons qu’en droit français, il existe un titre XXI<sup>e</sup>&nbsp;<span style="COLOR: #151515">du Code de procédure pénale relatif à &nbsp;«&nbsp;La protection des témoins&nbsp;»<span style="mso-bidi-font-weight: bold">&nbsp;</span>introduit par la loi du 15&nbsp;novembre 2001 modifiée par la loi du 9&nbsp;septembre 2002.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="COLOR: #151515">Le Code de procédure pénale reconnaît la possibilité de recourir au témoin anonyme, en soumettant cette procédure à certaines conditions et au respect des droits de la défense (</span><a href="typo3/#art706" >art.&nbsp;706-58</a><span style="COLOR: #151515">&nbsp;et s. C. pr. pén.) dans les jalons posés par la CEDH.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><a name="_GoBack"></a><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="http://cmiskp.echr.coe.int/tkp197/view.asp?action=html&amp;documentId=907259&amp;portal=hbkm&amp;source=externalbydocnumber&amp;table=F69A27FD8FB86142BF01C1166DEA398649" target="_blank" >CEDH 25 avril 2012,&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold">Ellis et Simms et Martin c. Royaume-Uni,&nbsp;</span>requêtes n° 46099/06 et 46699/06</a></i></b></p><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Références</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><i style="mso-bidi-font-style: normal">■&nbsp;</i><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/AFFAIRE_KOSTOVSKI_c._PAYS-BAS.pdf" target="_blank" >CEDH 20 nov. 1989,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Kostovski c. Pays-Bas</i></a>, requête n°<span style="COLOR: black">11454/85</span>.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-style: italic">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/AFFAIRE_AL-KHAWAJA_ET_TAHERY_c._ROYAUME-UNI.pdf" target="_blank" >CEDH,&nbsp;</a></span><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/AFFAIRE_AL-KHAWAJA_ET_TAHERY_c._ROYAUME-UNI.pdf" target="_blank" >Grd. Ch. 15 déc. 2011,&nbsp;</a><i><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/AFFAIRE_AL-KHAWAJA_ET_TAHERY_c._ROYAUME-UNI.pdf" target="_blank" >Al-Khawaja et Tahery c. Royaume-Uni</a>,&nbsp;</i>requêtes&nbsp;<span style="mso-bidi-font-style: italic">n<sup>os</sup>&nbsp;26766/05 et 22228/06.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">■&nbsp;<a name="art6"></a>Article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme -&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold">Droit à un procès équitable</span></span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;1. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle. Le jugement doit être rendu publiquement, mais l’accès de la salle d’audience peut être interdit à la presse et au public pendant la totalité ou une partie du procès dans l’intérêt de la moralité, de l’ordre public ou de la sécurité nationale dans une société démocratique, lorsque les intérêts des mineurs ou la protection de la vie privée des parties au procès l’exigent, ou dans la mesure jugée strictement nécessaire par le tribunal, lorsque dans des circonstances spéciales la publicité serait de nature à porter atteinte aux intérêts de la justice.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">2. Toute personne accusée d’une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">3. Tout accusé a droit notamment à :</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">a) être informé, dans le plus court délai, dans une langue qu’il comprend et d’une manière détaillée, de la nature et de la cause de l’accusation portée contre lui ;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">b) disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense ;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">c) se défendre lui-même ou avoir l’assistance d’un défenseur de son choix et, s’il n’a pas les moyens de rémunérer un défenseur, pouvoir être assisté gratuitement par un avocat d’office, lorsque les intérêts de la justice l’exigent ;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">d) interroger ou faire interroger les témoins à charge et obtenir la convocation et l’interrogation des témoins à décharge dans les mêmes conditions que les témoins à charge ;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">e) se faire assister gratuitement d’un interprète, s’il ne comprend pas ou ne parle pas la langue employée à l’audience.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">■&nbsp;<a name="art706"></a>Article 706-58 du code de procédure pénale</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;En cas de procédure portant sur un crime ou sur un délit puni d'au moins trois ans d'emprisonnement, lorsque l'audition d'une personne visée à l'article 706-57 est susceptible de mettre gravement en danger la vie ou l'intégrité physique de cette personne, des membres de sa famille ou de ses proches, le juge des libertés et de la détention, saisi par requête motivée du procureur de la République ou du juge d'instruction, peut, par décision motivée, autoriser que les déclarations de cette personne soient recueillies sans que son identitité apparaisse dans le dossier de la procédure. Cette décision n'est pas susceptible de recours, sous réserve des dispositions du deuxième alinéa de l'article 706-60. Le juge des libertés et de la détention peut décider de procéder lui-même à l'audition du témoin.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">La décision du juge des libertés et de la détention, qui ne fait pas apparaître l'identité de la personne, est jointe au procès-verbal d'audition du témoin, sur lequel ne figure pas la signature de l'intéressé. L'identité et l'adresse de la personne sont inscrites dans un autre procès-verbal signé par l'intéressé, qui est versé dans un dossier distinct du dossier de la procédure, dans lequel figure également la requête prévue à l'alinéa précédent. L'identité et l'adresse de la personne sont inscrites sur un registre coté et paraphé, qui est ouvert à cet effet au tribunal de grande instance.&nbsp;»</span></p></div>]]></content:encoded>
			<category>À la une</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 15 May 2012 09:01:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Programme d’un candidat à l’élection présidentielle</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/le-billet/article/programme-dun-candidat-a-lelection-presidentielle//h/78caadabb4ee1063d94ec4c6c22516b3.html</link>
			<description>Un lecteur posthume du Recueil Dalloz, candidat à la magistrature suprême, nous a transféré son...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Ce candidat à la présidence de la (IV<sup>e</sup>) République avait bâti un programme électoral qui préconisait (nous citons)&nbsp;:</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;– L’extinction du paupérisme à partir de dix heures du soir&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– La construction d’un pont de 300 mètres de large pour abriter les clochards [on écrirait aujourd’hui les SDF]&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– La prolongation de la rade de Brest jusqu’à Montmartre et l’extension du boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer (dans les deux sens) (proposition reprise d’un candidat antérieur, Paul Duconnaud)&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– L’installation d’un toboggan place de la Sorbonne pour le délassement des troupes estudiantines&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– La nationalisation des maisons closes pour que les filles puissent avoir les avantages de la fonction publique&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– Le raccourcissement de la grossesse des femmes de neuf à sept mois&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– L’aménagement de trottoirs roulants pour faciliter le labeur des péripatéticiennes&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– L’octroi d’une pension à la femme du soldat inconnu&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– L’installation de Paris à la campagne pour que les habitants profitent de l’air pur&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– La suppression du wagon de queue du métro.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Wikipedia poursuit&nbsp;: «&nbsp;Il expliquait le caractère vague de son programme par la crainte qu’on le lui vole. Il préférait “&nbsp;attendre d’être au gouvernement pour le révéler”&nbsp;».</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Interwievé par la rédaction à l’occasion d’une séance de spiritisme, ce candidat nous a fait savoir que, compte tenu de l’élection désormais au suffrage universel, il envisageait de se représenter en 2017, qu’il espérait faire un score à deux chiffres, et peut-être même de dépasser la barre des 100&nbsp;%. À cet effet, et après avoir suivi sur son i-lop les débats de la campagne électorale, il se propose d’enrichir son programme en fonction des us et coutumes de la V<sup>e</sup> république et d’ajouter notamment les propositions suivantes&nbsp;:</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– «&nbsp;L’organisation pour les candidats à la présidence de cours de pédalo sur la Seine afin de les familiariser avec la navigation en eaux troubles, dans l’attente de la moralisation de la vie publique&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– La sélection des deux candidats au second tour par un concours de jet de boules puantes&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– Le recrutement par la DST d’escort-girls (ou boys suivant besoins) pour mesurer la libiditude des candidats aux fonctions publiques&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– L’inscription dans la Constitution d’une nouvelle règle d’or&nbsp;: Travailler moins pour gagner plus&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– La taxation à 75&nbsp;% des moins-values, mobilières et immobilières, pour sanctionner les mauvaises gestions&nbsp;;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">– L’expulsion des riches vers l’étranger le 1<sup>er&nbsp;</sup>janvier de chaque année, avec obligation de retour les 15&nbsp;février, 15&nbsp;mai, 15&nbsp;juin et 15&nbsp;septembre pour payer l’impôt sur le revenu et l’ISF.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Le candidat a tenu à nous préciser d’une part qu’il n’envisageait pas de retirer sa candidature car, nous a-t-il dit, «&nbsp;à se retirer trop tôt, on n’engendre pas&nbsp;» et d’autre part, que toute ressemblance avec le programme d’un autre candidat à la présidence serait une coïncidence purement fortuite.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Lop" target="_blank" >Ferdinand Lop</a></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">NDLR&nbsp;: Comme on peut le relever dans sa biographie (toujours sur Wikipedia), Ferdinand Lop «&nbsp;devint à partir de 1932, poussé par un tempérament fantaisiste, une figure pittoresque, bientôt légendaire, du quartier Latin, de La Sorbonne à l’Odéon. Reconnaissable à son épaisse tignasse de cheveux roux, ses lunettes, sa petite moustache, son grand chapeau et son nœud papillon, il haranguait les étudiants sur le boulevard Saint-Michel dans les années d’avant et d’après guerre. Pendant la IV<sup>e</sup> République, de 1946 à 1958, ce «&nbsp;licencié ès canulars&nbsp;», éternel candidat malchanceux à la présidence de la République (…) fut aussi dix huit fois candidat à l’Académie française… La dernière fois, ce fut contre Maurice Druon. Il obtint en tout et pour tout deux voix. Il avait tiré de ses innombrables échecs un livre&nbsp;:<i style="mso-bidi-font-style: normal"> Ce que j’aurais dit dans mon discours de réception à l’Académie française si j’avais été élu.</i></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
			<category>Billets</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:03:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Subvention à une association et principe de laïcité</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/subvention-a-une-association-et-principe-de-laicite//h/48883bfe3537c969891f6b43091efdbf.html</link>
			<description>La subvention d’une commune à une association non cultuelle d’obédience catholique pour la...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">À la suite d’une délibération en date du 20&nbsp;juin 2005 par laquelle le conseil municipal de Lyon a attribué une subvention de 100&nbsp;000&nbsp;euros à l’association communauté Sant’Egidio pour l’organisation à Lyon de la 19<sup>e</sup>&nbsp;Rencontre internationale pour la paix, en septembre&nbsp;2005 ayant pour thème «&nbsp;Le courage d’un humanisme de paix&nbsp;», la Fédération de la libre-pensée et d’action sociale du Rhône a demandé l’annulation de cette décision au tribunal administratif qui a fait droit à sa demande. Dans une décision du 4&nbsp;mai 2012, le Conseil d’État rejette le pourvoi de la Fédération et confirme la décision de la cour administrative d’appel du 21&nbsp;avril 2009 ayant annulé le jugement de première instance.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">En se fondant sur la loi du 9&nbsp;décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État (notamment les articles&nbsp;<a href="typo3/#art1" >1<sup>er</sup></a>,&nbsp;<a href="typo3/#art2" >2</a>&nbsp;et&nbsp;<a href="typo3/#art19" >19</a>) et sur les précisions concernant cette loi issues des arrêts du 19&nbsp;juillet 2011 (v. not.&nbsp;<a href="typo3/#ce" >CE, 19 juill. 2001,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Cne de Trélazé</i>&nbsp;; CE, 19 juill. 2001,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Fédération de la libre-pensée et de l’action sociale du Rhône et M. P.</i></a>), le Conseil d’État rappelle que les associations non cultuelles ayant des activités cultuelles peuvent se voir attribuer une subvention si le projet, la manifestation ou l’activité présente un intérêt public local et si est garanti, notamment par voie contractuelle, que le montant de la subvention est exclusivement affecté au financement de ce projet, de cette manifestation ou de cette activité et n’est pas utilisé pour financer les activités cultuelles de l’association.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Ainsi en l’espèce, les juges du Palais Royal considèrent que la cour administrative d’appel de Lyon n’a pas commis d’erreur de droit en décidant, d’une part, que l’association communauté Sant’Egidio n’est pas une association cultuelle dès lors qu’elle n’avait pas pour objet la célébration d’un culte et qu’il n’était pas établi qu’elle avait des activités cultuelles. Plus précisément, les faits qu’une association se réclame d'une confession particulière ou que certains de ses membres se réunissent, entre eux, en marge d'activités organisées par elle, pour prier, ne suffisent pas à établir que cette association a des activités cultuelles. D’autre part, le programme de la 19<sup>e</sup>&nbsp;Rencontre internationale pour la paix ne prévoyait pas de célébration cultuelle et, la seule prévision par l’association organisatrice d’un horaire auquel les responsables de différentes confessions pouvaient organiser des prières — afin que les fidèles des différentes confessions (de nombreuses personnalités religieuses figurant parmi les participants) aient la possibilité de prier—, dans les édifices cultuels de leur choix, ne donnait pas à cette rencontre le caractère d’une activité cultuelle. Enfin, le Conseil d’État, suivant l’arrêt de la cour, admet qu’eu égard au nombre très important de participants, notamment étrangers, à l’intervention au cours des tables rondes de nombreuses personnalités nationales et internationales, cette rencontre internationale, organisée à Lyon, participait à l’image de marque des collectivités territoriales et ainsi, conférait à l’objet de la délibération en litige, un caractère public communal. Ainsi la délibération litigieuse trouve un fondement légal dans les dispositions de&nbsp;<a href="typo3/#art2121" >l’article L. 2121-29 du Code général des collectivités territoriales</a>.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/CESANEGIDO.pdf" target="_blank" >CE 4 mai 2012, Fédération de la libre pensée et d’action sociale du Rhône</a>, n°336462</i></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">&nbsp;</p><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Références</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a name="ce"></a>CE, 19 juill. 2001,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Cne de Trélazé</i>, req. n° 308544 ; CE, 19 juill. 2001,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Fédération de la libre-pensée et de l’action sociale du Rhône et M. P.</i>, n° 308817, v. «&nbsp;Principe de laïcité : précisions importantes du Conseil d’État à propos de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État&nbsp;»,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/b/1/article/principe-de-laicite-precisions-importantes-du-conseil-detat-a-propos-de-la-loi-du-9-decem/h/24f85a63e3.html" target="_blank" >Dalloz Actu. Étudiant<span style="FONT-STYLE: normal">&nbsp;1<sup>er</sup>&nbsp;sept. 2011</span></a></i>.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■ Loi du 9&nbsp;décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article&nbsp;<a name="art1"></a>1<sup>er</sup></span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article&nbsp;<a name="art2"></a>2</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l'article 3.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article<a name="art19"></a>&nbsp;19</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;Ces associations devront avoir exclusivement pour objet l'exercice d'un culte et être composés au moins :</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Dans les communes de moins de 1.000 habitants, de sept personnes ;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Dans les communes de 1.000 à 20.000 habitants, de quinze personnes ;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Dans les communes dont le nombre des habitants est supérieur à 20.000, de vingt-cinq personnes majeures, domiciliées ou résidant dans la circonscription religieuse.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Chacun de leurs membres pourra s'en retirer en tout temps, après payement des cotisations échues et de celles de l'année courante, nonobstant toute clause contraire.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Nonobstant toute clause contraire des statuts, les actes de gestion financière et d'administration légale des biens accomplis par les directeurs ou administrateurs seront, chaque année au moins présentés au contrôle de l'assemblée générale des membres de l'association et soumis à son approbation.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Les associations pourront recevoir, en outre, des cotisations prévues par l'article 6 de la loi du 1er juillet 1901, le produit des quêtes et collectes pour les frais du culte, percevoir des rétributions : pour les cérémonies et services religieux même par fondation ; pour la location des bancs et sièges ; pour la fourniture des objets destinés au service des funérailles dans les édifices religieux et à la décoration de ces édifices.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Les associations cultuelles pourront recevoir, dans les conditions prévues par les trois derniers alinéas de l'article 910 du code civil, les libéralités testamentaires et entre vifs destinées à l'accomplissement de leur objet ou grevées de charges pieuses ou cultuelles.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Elles pourront verser, sans donner lieu à perception de droits, le surplus de leurs recettes à d'autres associations constituées pour le même objet.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Elles ne pourront, sous quelque forme que ce soit, recevoir des subventions de l'État, des départements et des communes. Ne sont pas considérées comme subventions les sommes allouées pour réparations aux édifices affectés au culte public, qu'ils soient ou non classés monuments historiques.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■ Article<a name="art2121"></a>&nbsp;L. 2121-29 du Code général des collectivités territoriales</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;Le conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la commune.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Il donne son avis toutes les fois que cet avis est requis par les lois et règlements, ou qu'il est demandé par le représentant de l'État dans le département.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Lorsque le conseil municipal, à ce régulièrement requis et convoqué, refuse ou néglige de donner avis, il peut être passé outre.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Le conseil municipal émet des vœux sur tous les objets d'intérêt local.&nbsp;»</span></p></div>]]></content:encoded>
			<category>À la une</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:01:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Inefficacité d’une clause d’exclusion de la garantie des vices cachés : assimilation du vendeur-constructeur au vendeur professionnel</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/inefficacite-dune-clause-dexclusion-de-la-garantie-des-vices-caches-assimilation-du-vendeu//h/7dc2219e67c0d579add4fd823a5a40f0.html</link>
			<description>Pour statuer sur l’action estimatoire exercée par l’acquéreur, le juge doit rechercher, comme il le...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Conséquence de l’obligation du vendeur de délivrer la chose convenue, la garantie des vices cachés, prévue par les articles&nbsp;<a href="typo3/#art1641" >1641</a>&nbsp;et suivants du Code civil, autorise l’acquéreur d’une chose affectée d’un défaut à exercer, à son choix (art.&nbsp;<a href="typo3/#art1644" >1644</a>&nbsp;C. civ.), l’action rédhibitoire (résolution de la vente) ou l’action estimatoire (réduction du prix). L’article&nbsp;<a href="typo3/#art1643" >1643</a>&nbsp;du code civil prévoit néanmoins expressément que la garantie des vices cachés peut être écartée par la volonté des parties.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">C’est cette faculté qui avait été exercée en l’espèce&nbsp;: l’acte authentique constatant une vente immobilière contenait une clause d’exclusion de la garantie des vices cachés. Une fissure étant apparue sur un mur qui avait été construit par les vendeurs, ces derniers se sont prévalus de la clause d’exclusion de garantie pour s’opposer à l’action estimatoire exercée par l’acquéreur.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Conformément aux termes de l’article 1643 du code civil, la stipulation d’une exclusion de garantie des vices cachés ne saurait développer ses effets au profit du vendeur de mauvaise foi, c’est-à-dire celui qui connaissait le défaut (v. par ex.&nbsp;<a href="typo3/#civ2009" >Civ. 3<sup>e</sup>, 16 déc. 2009</a>). C’est pourquoi, pour débouter l’acquéreur de ses demandes, la cour d’appel s’appuyait sur la bonne foi des vendeurs dont l’acquéreur n’apportait pas la preuve, en dépit des circonstances, qu’ils avaient eu connaissance du vice affectant la construction.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Mais c’était sans compter avec une solution originale retenue par la troisième chambre civile de la Cour de cassation en 2011 à l’égard du vendeur-constructeur. La jurisprudence fait peser sur le vendeur professionnel une présomption irréfragable de connaissance des vices de la chose qui lui interdit de se prévaloir d'une stipulation excluant sa garantie pour vices cachés. Or, dans une affaire où un vendeur avait réalisé, avec le concours d’un artisan plombier-chauffagiste, la transformation du système de chauffage de son immeuble avec installation d’un poêle à l’origine d’un incendie, les juges du droit ont approuvé la cour d’appel d’avoir assimilé ce vendeur à un vendeur professionnel tenu de connaître les vices dès lors qu’il s'était comporté en qualité de maître d'œuvre, qu'il avait acheté les matériaux, conçu et en partie réalisé l'installation litigieuse (<a href="typo3/#civ2011" >Civ. 3<sup>e</sup>, 9 févr. 2011</a>). Cet arrêt semble étendre à tout vendeur-constructeur une solution rigoureuse qui n’avait été appliquée auparavant qu’à des vendeurs dont les compétences techniques liées à leur profession jouaient en faveur de leur assimilation au vendeur professionnel (comp. pour un technicien du bâtiment&nbsp;:&nbsp;<a href="typo3/#civ1980" >Civ. 3<sup>e</sup>, 26 févr. 1980</a>&nbsp;; pour un artisan-maçon&nbsp;:&nbsp;<a href="typo3/#civ2000" >Civ. 3<sup>e</sup>, 27 sept. 2000</a>&nbsp;; pour un ingénieur des travaux publics, ancien dirigeant d’une entreprise de bâtiment&nbsp;:&nbsp;<a href="typo3/#civ2006" >Civ. 3<sup>e</sup>, 26 avr. 2006</a>).</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">C’est cette solution qui était invoquée par le moyen au pourvoi pour critiquer la décision des juges d’appel, avec succès puisque l’arrêt est cassé au visa des articles&nbsp;<a href="typo3/#art1641" >1641</a>&nbsp;et&nbsp;<a href="typo3/#art1643" >1643</a>&nbsp;du Code civil, la Cour de cassation&nbsp;reprochant à la cour d’appel de n’avoir pas recherché si, en sa qualité de constructeur, le vendeur pouvait ignorer les vices de l’ouvrage.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/cIV11_avril_2012_11-13.198_Inedit.pdf" target="_blank" >Civ. 1<sup>re</sup>, 11 avr. 2012</a>, n<sup>o</sup>&nbsp;11-13.198, inédit</span></i></b></p><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Références</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Civ16dec2009.pdf" target="_blank" >Civ. 3<sup>e</sup>, 16 déc. 2009</a>, n<sup>o</sup>&nbsp;09-10.540.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Civ9fevr2011.pdf" target="_blank" >Civ. 3<sup>e</sup>, 9 févr. 2011</a>, n<sup>o</sup>&nbsp;09-71.498,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Bull. civ</i>. III, n° 24,&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/D2011-1328.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">D</i>. 2011. 1328, note J.-P. Storck</a>.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Civ26fevr1980.pdf" target="_blank" >Civ. 3<sup>e</sup>, 26 févr. 1980</a>, n<sup>o</sup>&nbsp;78-15.556,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Bull. civ</i>. III, n<sup>o</sup>&nbsp;47,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Gaz. Pal</i>. 1981. 2. 646, note Leneveu.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Civ27sept2000.pdf" target="_blank" >Civ. 3<sup>e</sup>, 27 sept. 2000</a>, n<sup>o</sup>&nbsp;99-10.297,&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/D2001-2628.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">D</i>. 2001. 2628, note J.-P. Storck</a>.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Civ26avr2006.pdf" target="_blank" >Civ. 3<sup>e</sup>, 26 avr. 2006</a>, n<sup>o</sup>&nbsp;04-18.466,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Bull. civ</i>. III, n<sup>o</sup>&nbsp;106&nbsp;;&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">CCC</i>&nbsp;2006, n°&nbsp;155, note Leveneur.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">■ Code civil</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">Article&nbsp;<a name="art1641"></a>1641</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l'usage auquel on la destine, ou qui diminuent tellement cet usage que l'acheteur ne l'aurait pas acquise, ou n'en aurait donné qu'un moindre prix, s'il les avait connus.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">Article&nbsp;<a name="art1643"></a>1643</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Il est tenu des vices cachés, quand même il ne les aurait pas connus, à moins que, dans ce cas, il n'ait stipulé qu'il ne sera obligé à aucune garantie.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">Article<a name="art1644"></a>&nbsp;1644</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Dans le cas des articles 1641 et 1643, l'acheteur a le choix de rendre la chose et de se faire restituer le prix, ou de garder la chose et de se faire rendre une partie du prix, telle qu'elle sera arbitrée par experts.&nbsp;»</p></div>]]></content:encoded>
			<category>À la une</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 11 May 2012 09:01:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Le contrôle des élections présidentielles</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/focus-sur/article/le-controle-des-elections-presidentielles//h/05302b473b20404e82f3d550cd390555.html</link>
			<description>Le 6 mai 2012 a été élu le 7e président de la République française. Ce scrutin est le fruit...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Quelles sont les autorités chargées du contrôle de la régularité de l’élection présidentielle&nbsp;?</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Le&nbsp;<a href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/" target="_blank" >Conseil constitutionnel</a>&nbsp;a un rôle central, et ce tout au long du processus de l’élection présidentielle. En amont, il est consulté sur les actes préparatoires à l’élection, il contrôle la présentation des candidatures (les fameux 500 «&nbsp;parrainages&nbsp;») et connaît également, en coopération avec le&nbsp;<a href="http://www.conseil-etat.fr/" target="_blank" >Conseil d’État</a>, du contentieux de la régularité des opérations électorales. Au moment de l’élection, il surveille le déroulement du scrutin grâce à l’assistance de 1&nbsp;500 magistrats, vérifie le décompte des bureaux de vote, examine les recours éventuels avant de proclamer officiellement les résultats. Ainsi, l’absence d’isoloir ou le dépouillement des votes à huis clos a justifié l’annulation des résultats dans plusieurs bureaux de vote lors de la présidentielle de 2012. À l’issue du scrutin, le Conseil constitutionnel émet des observations à l’attention des pouvoirs publics afin de suggérer les améliorations qui s’imposent.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Par ailleurs, des réformes successives ont imprimé un mouvement de diversification et de spécialisation des contrôles de la régularité de l’élection présidentielle avec l’intervention de plusieurs autorités administratives et indépendantes. Le&nbsp;<a href="http://www.csa.fr/" target="_blank" >Conseil supérieur de l’audiovisuel</a>&nbsp;veille principalement au respect des règles de temps de parole dans les médias avant et pendant la campagne, la Commission des sondages contrôle la confection et la diffusion des sondages. La&nbsp;<a href="http://www.cnccfp.fr/" target="_blank" >Commission nationale des comptes de campagne et financements politiques</a>, dont les décisions sont susceptibles de recours devant le Conseil constitutionnel, contrôle les comptes de campagne des candidats tandis que la Commission nationale de contrôle veille au respect du cadre légal du déroulement de la campagne. Le risque de diffusion avant 20&nbsp;heures des résultats estimés a, par exemple, mobilisé plusieurs de ces autorités afin d’éviter une éventuelle altération de la sincérité du scrutin.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Pour vous, quelles sont les décisions les plus marquantes du Conseil constitutionnel dans ce domaine&nbsp;?</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">La répartition entre le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel du contentieux des actes préparatoires à l’élection est désormais stabilisée en application des jurisprudences&nbsp;<a href="typo3/#conseil1981" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">Delmas</i>&nbsp;du 11&nbsp;juin 1981</a>&nbsp;et&nbsp;<a href="typo3/#conseil2001" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">Hauchemaille&nbsp;</i>du 14&nbsp;mars 2001</a>. Le Conseil constitutionnel est uniquement juge des actes en lien direct avec l’organisation du scrutin, dans les cas où une irrecevabilité compromettrait gravement l’efficacité de son contrôle, vicierait le déroulement général du vote ou porterait atteinte au fonctionnement normal des pouvoirs publics.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Dans la période récente, la&nbsp;<a href="typo3/#conseil2012" >décision du&nbsp;12&nbsp;janvier 2012</a>&nbsp;marquera la matière car le Conseil constitutionnel a accepté d’examiner une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) dans le cadre de ses fonctions de juge des élections sénatoriales, jurisprudence certainement transposable au contentieux de l’élection présidentielle. Au-delà du coup de force du Conseil et des conséquences pratiques de cette décision, cette utilisation de la QPC est remarquable de la part d’u<span style="mso-fareast-font-family: Calibri">n juge «&nbsp;ordinaire&nbsp;», soit le Conseil constitutionnel statuant en tant que juge électoral, qui s’autorise à contrôler la constitutionnalité d’une loi au regard des droits et libertés constitutionnels</span>&nbsp;et éventuellement d’en prononcer l’abrogation&nbsp;!</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Quelles sont les modalités du contrôle de la désignation des chefs d’État dans les autres pays européens&nbsp;?</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Lorsque le chef d’État est désigné par les parlementaires, les contestations sont rares et la question du contrôle est généralement secondaire comme en Italie. En Allemagne il est néanmoins prévu un examen des contestations par les parlementaires, avec possibilité d’appel devant le Tribunal constitutionnel fédéral.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Dès lors que le chef d’État est élu par le peuple, la responsabilité du contrôle est partagée à parts plus ou moins égales entre les juges et des entités administratives. En Europe de l’Est, les Cours constitutionnelles ont peu de pouvoirs en matière électorale, à l’image de la Cour constitutionnelle de Lituanie qui rend de simple avis sur une éventuelle violation des lois électorales.&nbsp;En revanche, les Cours constitutionnelles autrichiennes et portugaises concentrent l’essentiel des compétences de contrôle de l’élection présidentielle.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Au-delà du continent européen, il n’est pas rare que le juge constitutionnel détienne le sort de l’élection&nbsp;à l’image de l’élection de G. Bush en 2000 qui ne sera acquise qu’à l’issue de l’arrêt de la Cour suprême des États-Unis renonçant à ordonner le recomptage des bulletins de vote en Floride. Autre illustration, l’activisme politique du Conseil constitutionnel ivoirien en faveur de Laurent Gbagbo a provoqué six mois de conflits avant que la victoire d’Alassane Ouattara ne soit reconnue.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">&nbsp;</p><div><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b>Le questionnaire de Désiré Dalloz</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Quel est votre meilleur souvenir d’étudiant&nbsp;? Ou le pire&nbsp;?</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Le meilleur souvenir est ma soutenance de&nbsp;<a href="typo3/#bonnet" >thèse</a>&nbsp;en 2007. C’est pour chaque doctorant un événement unique qui consacre des années de travail et j’ai été particulièrement touché par le partage de ce moment avec mes proches, amis, collègues et étudiants venus m’apporter leur soutien.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Quel est votre héros de fiction préféré&nbsp;?</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Jean-Baptiste Adamsberg, commissaire atypique des romans de Fred Vargas.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Quel est votre droit de l’homme préféré&nbsp;?</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">La liberté d’expression et d’opinion car elle est au fondement de la vie sociale et démocratique, mais sans oublier&nbsp;<a href="typo3/#art4" >l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen</a>&nbsp;qui nous rappelle que les droits de l’homme ne s’exercent pas de manière isolée et absolue car «&nbsp;La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui&nbsp;».</p></div><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">&nbsp;</p></div><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Références</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■<a name="bonnet"></a>&nbsp;J. Bonnet,&nbsp;<a href="http://www.dalloz-boutique.fr/le-juge-ordinaire-francais-et-le-controle-de-la-constitutionnalite-des-lois.html" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">Le juge ordinaire français et le contrôle de la constitutionnalité des lois. Analyse critique d’un refus</i></a>, Dalloz, coll. «&nbsp;Nouvelle Bibliothèque des thèses&nbsp;», 2009.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■ Contribution de J. Bonnet à l’ouvrage collectif&nbsp;<a href="http://www.dalloz-boutique.fr/les-grandes-deliberations-du-conseil-constitutionnel-1958-1983.html" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">Les grandes délibérations du Conseil constitutionnel 1958-1983</i></a>, Dalloz, 2009.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■ J. Bonnet, D. Rousseau,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">L’essentiel de la question prioritaire de constitutionnalité</i>,<i style="mso-bidi-font-style: normal">&nbsp;Tome 1&nbsp;: Mode d’emploi, Tome 2&nbsp;: Les grandes décisions</i>, Lextenso Éditions, Gualino, 2<sup>e</sup>&nbsp;éd., à paraître, mai 2012.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■<a name="conseil1981">&nbsp;</a><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/dELMAS.pdf" target="_blank" >Cons. const.&nbsp;</a><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/dELMAS.pdf" target="_blank" >11&nbsp;juin 1981</a>,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Delmas</i>,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Rec. Cons. const</i>. 97.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■<a name="conseil2001">&nbsp;</a>Cons. const,&nbsp;14&nbsp;mars 2001,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Hauchemaille, Rec. Cons. const</i>.&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/hAUCHEVILLE1.pdf" target="_blank" >51</a>&nbsp;et&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/cc20010314b_hauchemaille.pdf" target="_blank" >53</a>.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■<a name="conseil2012">&nbsp;</a><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/Loiret.pdf" target="_blank" >Cons. const. 12 janv. 2012</a>, n°2011-4538,&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/D2012-327.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">D</i>. 2012. 327, note Casia.</a></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b>■&nbsp;<a name="art4"></a>Article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.&nbsp;»</p></div>]]></content:encoded>
			<category>Focus sur...</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 11 May 2012 08:55:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Le massacre de Katyń devant la  CEDH</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/le-massacre-de-katyn-devant-la-cedh//h/60d29878f21af5c01ef229da4132d142.html</link>
			<description>Compétence ratione temporis, obligation de coopération des États et traitement inhumain, tels...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">C’est une décision hautement symbolique qu’a rendue la CEDH le 16&nbsp;avril dernier dans une affaire dont les faits remontent à&nbsp;<span style="COLOR: #262626">72 ans&nbsp;!&nbsp;</span>Le nom de «&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold">massacre de Katyń&nbsp;»</span>&nbsp;désigne le meurtre de plusieurs milliers de Polonais après l’invasion de la République de Pologne par l’Armée rouge en septembre&nbsp;1939. Réputées hostiles à l’idéologie communiste, ces personnes furent conduites dans des camps ou des prisons dirigés par les Soviétiques et furent tuées par les services secrets sans avoir été jugées en avril et mai&nbsp;1940, puis enterrées dans des fosses communes dans la forêt de Katyń près de Smolensk.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Une enquête sur le massacre fut ouverte en 1990 en Russie. La procédure pénale prit fin en 2004 par une décision de clore l’enquête. Le texte de cette décision étant toujours classé secret, les ayants droit des victimes n’ont accès ni à celui-ci ni à aucune autre information concernant le dossier de l’enquête pénale. Les demandes répétées qu’ils ont faites en vue d’être autorisés à consulter cette décision et d’obtenir sa déclassification ont toujours été rejetées par les tribunaux russes, au motif notamment qu’ils n’avaient aucun droit d’accès aux dossiers dès lors qu’ils ne s’étaient pas vu reconnaître la qualité de victimes. Les demandes visant à la réhabilitation de leurs proches ont également été écartées par le parquet militaire principal, de même que par les tribunaux.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Maigre consolation, le 26&nbsp;novembre 2010, la Douma russe émit une déclaration au sujet de la «&nbsp;tragédie de Katyń&nbsp;» dans laquelle elle réaffirmait que «&nbsp;l’extermination massive de citoyens polonais sur le territoire soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale&nbsp;» avait été perpétrée sur l’ordre de Staline et qu’il fallait continuer à «&nbsp;vérifier les listes des victimes, rétablir la réputation des personnes mortes à Katyń et ailleurs et mettre au jour les circonstances de cette tragédie (...) ».</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Les requérants — 15 ressortissants polonais proches de 12 victimes du massacre —, invoquant les articles&nbsp;<a href="typo3/#art2" >2</a>&nbsp;(droits à la vie) et&nbsp;<a href="typo3/#art3" >3</a>&nbsp;(interdiction des traitements inhumains ou dégradants) de la Convention européenne des droits de l’homme, se plaignaient que les autorités russes n’avaient pas mené une enquête effective sur le décès de leurs proches et avaient adopté une attitude dédaigneuse face à toutes les demandes d’information sur ce qui était arrivé aux défunts.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Dans son arrêt, la Cour constate qu’elle ne peut examiner le grief des requérants mettant en doute l’effectivité de l’enquête sur le massacre de Katyń. Elle considère toutefois que la Russie a failli à son obligation de coopérer avec elle, et que sa réaction face à la plupart des démarches entreprises par les proches des victimes pour découvrir la vérité sur ce qui est arrivé en 1940 s’analyse en un traitement inhumain.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■ Compétence&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">ratione temporis&nbsp;</i>: l’impossibilité d’<span style="COLOR: #262626">examiner au fond le grief tiré de l’article 2 (obligation d’enquêter sur la perte de vies humaines)</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">S’agissant du grief formulé par les requérants sous l’angle de&nbsp;<a href="typo3/#art2" >l’article 2</a>, selon lequel les autorités russes n’ont pas mené une enquête pénale adéquate sur les circonstances ayant conduit au décès de leurs proches, se posait la question de la compétence temporelle de la Cour, c’est-à-dire la question de savoir si elle pouvait examiner le caractère approprié d’une enquête sur des événements survenus avant la ratification par la Russie de la Convention européenne des droits de l’homme.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Il est rare qu'un arrêt de la Cour se prononce sur sa compétence&nbsp;<i>ratione temporis</i>. Le principe de non-rétroactivité a pour effet de limiter&nbsp;<span style="mso-bidi-font-style: italic">dans le temps</span>&nbsp;l'application des dispositions matérielles de la Convention et celles qui régissent la compétence de la Cour. Pour établir la&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold">compétence temporelle</span>&nbsp;de la Cour, il est donc essentiel d'identifier dans chaque affaire donnée la localisation exacte dans le temps de l'ingérence alléguée&nbsp;<span style="mso-bidi-font-style: italic">(</span><a href="typo3/#cedh2006" >CEDH, Gde ch., 8&nbsp;mars 2006,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Blečić c. Croatien</i></a>). Ainsi, si l’obligation d’enquêter de manière effective sur tout décès survenu dans des circonstances illégales ou suspectes entre en jeu même lorsque le décès est antérieur à l’entrée en vigueur de la Convention, la Cour ne peut se pencher sur une enquête sans limites temporelles concernant des événements antérieurs à la date à laquelle la Convention a pris effet. En conséquence, elle ne peut examiner que des faits ou omissions postérieurs à cette date. Par ailleurs, pour que l’État soit tenu d’enquêter sur les décès, il doit exister un lien véritable entre ceux-ci et l’entrée en vigueur de la Convention à l’égard de cet État. Qu’en est-il en l’espèce&nbsp;de ces deux points&nbsp;?</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">–&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Sur l’examen des faits postérieurs à la date de ratification</i>&nbsp;: la Cour relève que la plupart des mesures d’enquête dans cette affaire sont antérieures à la date de la ratification de la Convention par la Russie en 1998. Cet élément en soi empêche donc la Cour d’apprécier l’effectivité de l’enquête prise dans son intégralité et de se forger une opinion relativement à l’observation par la Russie de son obligation d’enquêter découlant de&nbsp;<a href="typo3/#art2" >l’article 2</a>.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">-&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Sur l’existence d’un lien véritable entre les décès et l’entrée en vigueur de la Convention</i>&nbsp;: la Cour souligne d’abord le laps de temps écoulé&nbsp;: 58 ans entre le massacre et la ratification et en conclue qu’il n’est pas possible d’établir un lien véritable entre les décès en question et l’entrée en vigueur de la Convention à l’égard de la Russie.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">La Cour estime que les circonstances de l’espèce ne peuvent justifier l’existence d’un lien entre les décès et la ratification. Si ce massacre constitue un crime de guerre, par nature imprescriptible, aucun élément soulevant des questions nouvelles ou plus larges n’a été découvert après la ratification imposant de réactiver l’obligation pour la Russie d’enquêter. Pour les juges européens, «&nbsp;l’absence d’éléments susceptibles d’établir un pont entre un passé lointain et la récente période ayant débuté après la ratification&nbsp;» ne permet d’examiner au fond le grief que les requérants tirent de l’article 2.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b><span style="COLOR: #262626">■ Manquement de la Russie à son obligation de coopérer avec la Cour au sens de l’article 38 (obligation de fournir toutes facilités nécessaires pour examiner l'affaire)</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-weight: bold">Cet arrêt permet encore de rappeler que&nbsp;<a href="typo3/#art38" >l’article 38</a>&nbsp;de la Convention pose une obligation positive de coopération à la charge des États. Cette obligation s’inscrit dans le cadre de l’examen contradictoire de l’affaire par la Cour.&nbsp;</span>Cette dernière détermine de manière discrétionnaire les documents dont elle a besoin pour examiner toute affaire dont elle est saisie.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-weight: bold">En l’espèce,&nbsp;</span><span style="COLOR: #262626">face au refus de la Russie de lui communiquer la décision de 2004</span>&nbsp;de clore l’enquête sur le massacre de Katyń<span style="COLOR: #262626">, la Cour condamne pour manquement à son obligation de coopérer avec elle.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■ Violation de l’article 3&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold">(interdiction des traitements inhumains)</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">La réaction de la Russie face à la plupart des démarches entreprises par les proches des victimes pour découvrir la vérité sur ce qui est arrivé en 1940 s’analyse en un traitement inhumain selon les juges européens.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Rappelons que pour tomber sous le coup de&nbsp;<a href="typo3/#art3" >l'article&nbsp;3</a>, un mauvais traitement doit atteindre un minimum de gravité. Au-delà des souffrances physiques, la souffrance et l'inquiétude profondes éprouvées ou encore l’angoisse peuvent s’analyser en un mauvais traitement.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Tel est le cas en l’espèce où les requérants&nbsp;<span style="COLOR: #262626">ont subi un double traumatisme&nbsp;: ils ont perdu leurs proches pendant la guerre et, pendant plus de 50 ans, n’ont pu découvrir la vérité sur ces décès parce que les autorités communistes soviétiques et polonaises avaient déformé les faits historiques.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="COLOR: #262626">La Cour se situe ici dans la période post-ratification pour examiner le grief de&nbsp;<a href="typo3/#art3" >l’article 3</a>. La Cour se dit «&nbsp;frappée par l’évidente réticence des autorités russes à admettre la réalité du massacre de Katyn&nbsp;» et cette attitude atteste, selon elle, d’un «&nbsp;franc mépris pour les préoccupations des requérants et d’une tentative délibérée de jeter la confusion sur les circonstances ayant mené au massacre de Katyn&nbsp;» et «&nbsp;d’</span>une attitude dépourvue d’humanité&nbsp;»<span style="COLOR: #262626">. Elle rappelle notamment qu’en&nbsp;</span>vertu de&nbsp;<a href="typo3/#art3" >l’article 3</a>, l’État doit rendre compte des circonstances du décès de la personne concernée et de l’endroit où elle se trouve enterrée. Or, les requérants ont dû assumer la tâche de découvrir comment leurs proches étaient morts, les autorités russes ne leur ayant fourni aucune information officielle quant aux circonstances des décès et n’ayant entrepris aucune démarche sérieuse pour localiser les sites où les proches des requérants étaient enterrés.<a name="_GoBack"></a></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b><i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/CASE_OF_JANOWIEC_AND_OTHERS_v.pdf" target="_blank" >CEDH&nbsp;</a></i></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/CASE_OF_JANOWIEC_AND_OTHERS_v.pdf" target="_blank" >16 avr. 2012,&nbsp;</a><span style="mso-bidi-font-weight: bold"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/CASE_OF_JANOWIEC_AND_OTHERS_v.pdf" target="_blank" >Janowiec et autres v. Russie</a>,&nbsp;</span>n°<span style="mso-bidi-font-style: italic">&nbsp;55508/07 et 29520/09</span></i></b></p><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Références</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■<a name="cedh2006"></a>&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/MAI_2012/AFFAIRE_BLECIC_c.pdf" target="_blank" >CEDH, Gde ch., 8&nbsp;mars 2006,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Blečić c. Croatien</i></a>, n°&nbsp;59532/00.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">■ Convention européenne des droits de l’homme</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Article<a name="art2"></a>&nbsp;2-&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold">Droit à la vie</span></span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;1. Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en exécution d’une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas où le délit est puni de cette peine par la loi.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">2. La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire :</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue ;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Article<a name="art3"></a>&nbsp;3 -&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold">Interdiction de la torture</span></span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Article&nbsp;<a name="art38"></a>38 -&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold">Examen contradictoire de l’affaire</span></span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;La Cour examine l’affaire de façon contradictoire avec les représentants des parties et, s’il y a lieu, procède à une enquête pour la conduite efficace de laquelle les Hautes Parties contractantes intéressées fourniront toutes facilités nécessaires.&nbsp;»</span></p></div>]]></content:encoded>
			<category>À la une</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 10 May 2012 09:01:00 +0200</pubDate>
			
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