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		<title>Dalloz Etudiant : dernières actualités</title>
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			<title>Dalloz Etudiant : dernières actualités</title>
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		<lastBuildDate>Fri, 03 Feb 2012 09:01:00 +0100</lastBuildDate>
		
		
		<item>
			<title>Procédure collective : vers une protection des biens du conjoint du débiteur ?</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/procedure-collective-vers-une-protection-des-biens-du-conjoint-du-debiteur//h/65eadbd8ba291d7e87e77996f0eaa3eb.html</link>
			<description>En l’absence de toute disposition retenue par le législateur pour assurer un encadrement des...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Dans le cadre d’une procédure collective, comment concilier l’intérêt des créanciers avec celui du conjoint du débiteur&nbsp;? C’est la question à laquelle le Conseil constitutionnel a indirectement du répondre lorsqu’il a été saisi en novembre&nbsp;2011 (<a href="typo3/#COM2011" >Com. 2 nov. 2011</a>) par la chambre commerciale d’une question prioritaire de constitutionnalité (<a href="typo3/#ART611" >art. 61-1</a>&nbsp;Const.) relative à la conformité aux droits et libertés de la Constitution de&nbsp;<a href="typo3/#artL6246" >l’article L.&nbsp;624-6</a>&nbsp;du Code de commerce.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Lorsqu’une personne fait l’objet d’une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire, il est nécessaire de déterminer l’assiette de son patrimoine afin d’apurer le passif et permettre le désintéressement des créanciers (ou la continuation de l’entreprise). Ainsi, lorsque le débiteur est marié sous le régime de la communauté, l’actif est constitué des biens propres du débiteur et des biens communs&nbsp;; dans un régime séparatiste, de ses biens personnels et des biens indivis. Les biens propres du conjoint, non partie à la procédure, ne sont donc en principe pas menacés. Toutefois, afin d’éviter toute fraude du débiteur qui dissimulerait certains biens dans le patrimoine de son conjoint,&nbsp;<a href="typo3/#artL6246" >l’article L.&nbsp;624-6</a>&nbsp;du Code de commerce prévoit la reprise en nature des biens acquis pendant la durée du mariage par le conjoint avec des valeurs fournies par le débiteur. Cette disposition a pour conséquences de désigner comme véritable propriétaire celui qui a financé l’acquisition et non celui que les règles du droit civil désignent, à savoir celui dont le nom figure sur le titre de propriété (<a href="typo3/#CIV1991" >Civ. 1<sup>re</sup>, 9 oct. 1991</a>&nbsp;;&nbsp;<a href="typo3/#cIV2003" >Civ. 1<sup>re</sup>, 14 janv. 2003</a>&nbsp;: «&nbsp;Le bien appartient à celui dont le titre établit la propriété sans égard à son financement&nbsp;»). Ainsi, le conjoint du débiteur se trouve privé de tout droit réel stable sur ledit bien.&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Dans sa décision ici commentée, le Conseil constitutionnel déclare&nbsp;<a href="typo3/#artL6246" >l’article L.&nbsp;624-6</a>&nbsp;du Code de commerce contraire à la Constitution. Il constate que la réunion de l’actif en nature est possible quelles que soient la cause de l’apport,&nbsp;<span style="COLOR: #2b1212">son ancienneté (le divorce n’empêchant pas la réintégration du bien dans l’actif&nbsp;:&nbsp;<a href="typo3/#cOM2007" >Com. 16 janv. 2007</a>), l'origine des valeurs, l'activité exercée par le conjoint à la date de l'apport, et que la proportion de ce dernier dans le financement du bien n’est pas non plus prise en compte. Les Sages concluent qu’en «&nbsp;l’absence de toute disposition retenue par le législateur pour assurer un encadrement des conditions dans lesquelles la réunion à l'actif est possible&nbsp;», les dispositions de&nbsp;<a href="typo3/#artL6246" >l’article L.&nbsp;624-6</a></span>&nbsp;portent une atteinte disproportionnée au droit de propriété du conjoint au regard du but poursuivi (<a href="typo3/#ART2" >art. 2</a>&nbsp;DDHC).</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Devons-nous, pour autant, conclure à la disparition de l’action en réintégration d’actif et à une protection garantie dans le temps des biens du conjoint non partie à une procédure collective ? Il est encore trop tôt pour le dire puisqu’en usant de la formule «&nbsp;en l’absence de toute disposition&nbsp;», le Conseil constitutionnel semble inviter le législateur à revoir sa copie pour assurer l’encadrement adéquat.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/FEVRIER_2012/cc2011212qpc.pdf" target="_blank" >Cons. const. 20 janv. 2012</a>, n°2011-212 QPC</i></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">&nbsp;</p><div><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Références</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■&nbsp;<a name="artL6246"></a>Article L.&nbsp;624-6 du Code de commerce, abrogé au 21 janvier 2012</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Le mandataire judiciaire ou l'administrateur peut, en prouvant par tous les moyens que les biens acquis par le conjoint du débiteur l'ont été avec des valeurs fournies par celui-ci, demander que les acquisitions ainsi faites soient réunies à l'actif.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■&nbsp;<a name="ART611"></a>Article 61-1 de la Constitution de 1958</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Lorsque, à l'occasion d'une instance en cours devant une juridiction, il est soutenu qu'une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, le Conseil constitutionnel peut être saisi de cette question sur renvoi du Conseil d'État ou de la Cour de cassation qui se prononce dans un délai déterminé.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Une loi organique détermine les conditions d'application du présent article.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■&nbsp;<a name="ART2"></a>Article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">■&nbsp;</span></b><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/FEVRIER_2012/Com2nov2011.pdf" target="_blank" >Com. 2 nov. 2011</a>, n°10-25.570.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">■&nbsp;</span></b><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/FEVRIER_2012/Civ9oct1991.pdf" target="_blank" >Civ. 1<sup>re</sup>, 9 oct. 1991</a>, n°90-15.073.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■&nbsp;</b><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/FEVRIER_2012/Cour14janv2003.pdf" target="_blank" >Civ. 1<sup>re</sup>, 14 janv. 2003</a>, n°00-16.612.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■<a href="fileadmin/actualites/pdfs/FEVRIER_2012/Com16janv2007.pdf" target="_blank" >&nbsp;</a></b><span style="COLOR: #2b1212"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/FEVRIER_2012/Com16janv2007.pdf" target="_blank" >Com. 16 janv. 2007</a>, n°04-14.592.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■&nbsp;<a name="BCOMMUNS"></a>Biens communs</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">[Droit civil]</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Biens qui font partie de la communauté entre époux et qui sont partagés par moitié après la dissolution du régime matrimonial, sauf stipulation de parts inégales.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■&nbsp;<a name="BINDIVIS"></a>Biens indivis</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">[Droit civil]</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Biens faisant l’objet d’une indivision<span class="carrougesoul"><span style="LETTER-SPACING: -0.1pt; FONT-SIZE: 9pt"><i>&nbsp;</i></span></span>dont la gestion est étroitement réglementée par la loi. Mises à part les mesures conservatoires qui peuvent être prises par un indivisaire seul, il est demandé l’unanimité des indivisaires pour les actes qui ne ressortissent pas à l’exploitation normale des biens ainsi que pour tous les actes de disposition, et la majorité des 2 tiers pour les actes d’administration, la vente de meubles indivis nécessaires au paiement de dettes, les baux à usage d’habitation, l’attribution d’un mandat général d’administration. (…)&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■&nbsp;<a name="BPROPRES"></a>Biens propres</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">[Droit civil]</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Dans un régime matrimonial de communauté, biens appartenant à l’un ou à l’autre des époux et qui ne tombent pas dans la masse des biens communs. À la dissolution de la communauté, chaque époux reprend ses biens propres.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Source&nbsp;:&nbsp;</span><a href="http://www.dalloz-bibliotheque.fr/bibliotheque/Lexique_des_termes_juridiques_2012-4913.htm" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Lexique des termes juridiques 2012</span></i></a><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">, 19<sup>e</sup>&nbsp;éd., Dalloz, 2011.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">&nbsp;</p></div></div><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
			<category>À la une</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 09:01:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Quelles sont les conditions de recevabilités des requêtes devant la CEDH ?</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/le-billet/article/quelles-sont-les-conditions-de-recevabilites-des-requetes-devant-la-cedh//h/e260208a90da7ea3dba10f6867d5d141.html</link>
			<description>Moins de 3 % (1 500) des 50 000 requêtes déposées devant la Cour européenne des...</description>
			<content:encoded><![CDATA[]]></content:encoded>
			<category>Le saviez-vous ?</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 08:55:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Dégradation involontaire : preuve du manquement à une obligation de sécurité ou de prudence </title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/degradation-involontaire-preuve-du-manquement-a-une-obligation-de-securite-ou-de-prudence//h/3e23eabbebd533e29f1e4889aecba225.html</link>
			<description>Pour caractériser le délit de dégradation involontaire par explosion ou incendie (art. 322-5 C....</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Un locataire avait jeté une cigarette mal éteinte par sa fenêtre et provoqué un incendie. Il a été condamné sur le fondement de&nbsp;<a href="typo3/#art3225" >l’article 322-5</a>&nbsp;du Code pénal qui incrimine la dégradation involontaire du bien d’autrui par explosion ou incendie due&nbsp;<span style="COLOR: black">au manquement à une obligation de sécurité ou de prudence. La cour d’appel a confirmé le jugement du tribunal correctionnel retenant qu’il avait méconnu les dispositions de&nbsp;<a href="typo3/#art1728" >l’article 1728</a>&nbsp;du Code civil selon lequel le preneur est notamment tenu d’user de la chose louée en bon père de famille.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="COLOR: black">Est-il impératif que l’obligation de sécurité ou de prudence soit prévue de manière expresse dans la loi ou le règlement afin de caractériser l’élément moral du délit de dégradation involontaire par explosion ou incendie&nbsp;?</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="COLOR: black">La Haute cour répond positivement. Elle casse et annule au visa de&nbsp;<a href="typo3/#art3225" >l’article 322-5</a>&nbsp;du Code pénal l’arrêt d’appel, considérant que «&nbsp;le délit de dégradation involontaire par explosion ou incendie ne peut être caractérisé qu’en cas de manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement&nbsp;». En l’espèce,&nbsp;<a href="typo3/#art1728" >l’article 1728</a>&nbsp;du Code civil n’impose pas d’obligation de sécurité ou de prudence, au sens de&nbsp;<a href="typo3/#art3225" >l’article 322-5</a>&nbsp;du Code pénal.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="COLOR: black"><a href="typo3/#art3225" >L’article 322-5</a>&nbsp;du Code pénal définit une infraction d’imprudence qui se distingue du délit prévu à&nbsp;<a href="typo3/#art2216" >l’article 322-6</a>&nbsp;du Code pénal qui, lui, est intentionnel. Contrairement aux&nbsp;<a href="typo3/#art2216" >articles&nbsp;221-6</a>&nbsp;(homicide involontaire) et&nbsp;<a href="typo3/#art22219" >222-19</a>&nbsp;(atteintes involontaires à l’intégrité physique) du Code pénal qui évoquent au titre de la faute, la maladresse, l’imprudence, l’inattention, la négligence ou «&nbsp;le manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement&nbsp;»,&nbsp;<a href="typo3/#art3225" >l’article 322-5</a>&nbsp;ne se réfère qu’à ce dernier manquement (v.&nbsp;<a href="typo3/#Crim2004" >Crim. 3 nov. 2004</a>). Soulignons que le terme «&nbsp;règlement&nbsp;» est entendu largement incluant les décrets, les arrêtés, les circulaires, mais pas les autres formes de réglementations de sécurité, tels que les règlements intérieurs des entreprises.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="COLOR: black">Pour caractériser ce délit, il faut donc impérativement démontrer l’existence d’un lien entre une faute et une règle de conduite prédéterminée par les textes. En effet, la simple maladresse de l’auteur ne suffit pas (v.&nbsp;<a href="typo3/#Crim2010" >Crim. 12 janv. 2010</a>, pour un salarié qui avait jeté un mégot de cigarette encore allumé sur le parquet en bois de son local de travail, à côté d’un amoncellement de cartons). De plus, si les juges considèrent qu’une obligation de sécurité et de prudence imposée par les textes a été ignorée, ils doivent encore en préciser la source et la nature.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="COLOR: black">L’arrêt commenté s’inscrit dans la lignée de cette jurisprudence. En l’espèce, les juges du fond avaient estimé que l’infraction était caractérisée en raison de la méconnaissance par le locataire des dispositions de&nbsp;<a href="typo3/#art1728" >l’article 1728</a>&nbsp;du Code civil. Or, l’obligation pour le preneur d’user de la chose louée en bon père de famille ne constitue pas une obligation de sécurité ou de prudence au sens de&nbsp;<a href="typo3/#art3225" >l’article 322-5</a>&nbsp;du Code pénal.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="COLOR: black">La chambre criminelle a une conception assez large du délit de dégradation involontaire par incendie. Dans un arrêt récent elle a ainsi retenu l’infraction, alors que le manquement n’avait pas de lien direct avec «&nbsp;le déclenchement involontaire de l’incendie d’origine électrique&nbsp;», mais avait simplement «&nbsp;contribué aux destructions résultant de la propagation de l’incendie&nbsp;» (v.&nbsp;<a href="typo3/#Crim2011" >Crim. 22 févr. 2011</a>).</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal">Crim. 18 janv. 2012, n°11-81.324, FP+B</i></b></p><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Références</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="COLOR: black">■ D. Viriot-Barrial, V° «&nbsp;Destructions-dégradation-détériorations&nbsp;»,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Rép. pén. Dalloz</i>, n°236 s.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="COLOR: black">■<a name="Crim2004"></a>&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/FEVRIER_2012/Crim.3_nov._2004.pdf" target="_blank" >Crim. 3 nov. 2004</a>, n°04-80.011.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="COLOR: black">■<a name="Crim2010"></a>&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/FEVRIER_2012/Crim._12_janv._2010.pdf" target="_blank" >Crim. 12 janv. 2010</a>, n°09-81.936,&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/FEVRIER_2012/AJ_p_nal_2010._239.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">AJ pénal</i>&nbsp;2010. 239, obs. J.&nbsp;Lasserre Capdeville</a>.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="COLOR: black">■<a name="Crim2011"></a>&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/FEVRIER_2012/Crim_22_fev.2011.pdf" target="_blank" >Crim. 22 févr. 2011</a>, n°10-87.676,&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/FEVRIER_2012/D.2011.985.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">D</i>.&nbsp;2011, 985, obs. J. Lasserre Capdeville</a>.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■ Code pénal</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article&nbsp;<a name="art2216"></a>221-6</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;Le fait de causer, dans les conditions et selon les distinctions prévues à l'<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=CBDE9F00615B37E0C08CBFC430198CFE.tpdjo08v_2?cidTexte=LEGITEXT000006070719&amp;idArticle=LEGIARTI000006417206&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank" ><span style="COLOR: windowtext; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">article 121-3</span></a>, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, la mort d'autrui constitue un homicide involontaire puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">En cas de violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, les peines encourues sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article&nbsp;<a name="art22219"></a>222-19</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;Le fait de causer à autrui, dans les conditions et selon les distinctions prévues à l'<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=CBDE9F00615B37E0C08CBFC430198CFE.tpdjo08v_2?cidTexte=LEGITEXT000006070719&amp;idArticle=LEGIARTI000006417206&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank" ><span style="COLOR: windowtext; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">article 121-3</span></a>, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, une incapacité totale de travail pendant plus de trois mois est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">En cas de violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement, les peines encourues sont portées à trois ans d'emprisonnement et à 45 000 euros d'amende.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Article&nbsp;<a name="art3225"></a>322-5</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;La destruction, la dégradation ou la détérioration involontaire d'un bien appartenant à autrui par l'effet d'une explosion ou d'un incendie provoqués par manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement est punie d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">En cas de violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, les peines encourues sont portées à deux ans d'emprisonnement et à 30000 euros d'amende.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Lorsqu'il s'agit de l'incendie de bois, forêts, landes, maquis, plantations ou reboisements d'autrui, les peines sont portées à deux ans d'emprisonnement et à 30 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le premier alinéa, et à trois ans d'emprisonnement et à 45 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le deuxième alinéa.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Si cet incendie est intervenu dans des conditions de nature à exposer les personnes à un dommage corporel ou à créer un dommage irréversible à l'environnement, les peines sont portées à trois ans d'emprisonnement et à 45 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le premier alinéa, et à cinq ans d'emprisonnement et à 100 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le deuxième alinéa.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Si l'incendie a provoqué pour autrui une incapacité totale de travail pendant au moins huit jours, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le premier alinéa, et à sept ans d'emprisonnement et à 100 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le deuxième alinéa.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">S'il a provoqué la mort d'une ou plusieurs personnes, les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et à 100 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le premier alinéa, et à dix ans d'emprisonnement et à 150 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le deuxième alinéa.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">■&nbsp;<a name="art1728"></a>Article 1728 du Code civil</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;Le preneur est tenu de deux obligations principales :&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">1° D'user de la chose louée en bon père de famille, et suivant la destination qui lui a été donnée par le bail, ou suivant celle présumée d'après les circonstances, à défaut de convention&nbsp;;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp;</span></span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">2° De payer le prix du bail aux termes convenus.&nbsp;»</span></p></div>]]></content:encoded>
			<category>À la une</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 09:01:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>La reconversion des avoués</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/focus-sur/article/la-reconversion-des-avoues//h/b41dfc60629861bf033f96c63c0b7b40.html</link>
			<description>Laurent Delvolvé est devenu avocat au barreau de Paris en 1997, après des études de droit à...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Quelle mission et dans quel lieu exerçaient les avoués&nbsp;?</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Avant le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 2012, les avoués étaient des officiers ministériels chargés devant les cours d’appel de postuler, c'est-à-dire de régulariser tous les actes nécessaires à la procédure. Cette profession d’avoués avait le monopole de la procédure devant la cour d’appel, la plaidoirie étant réservée aux avocats. En pratique, l’intervention des avoués se limitait à garantir le respect des délais et à transmettre les écritures et pièces préparées par les avocats, de sorte que la fusion entre les deux professions apparaissait depuis longtemps comme une nécessité.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Comment gérez-vous&nbsp;au quotidien leur disparition depuis le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 2012&nbsp;?</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">La disparition des avoués à la Cour étant effective depuis le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 2012 (L. n°&nbsp;2011-94 du 25 janv. 2011), les avocats doivent désormais gérer eux-mêmes l’intégralité des procédures d’appel. Toutes les déclarations d’appel postérieures à cette date sont souscrites par l’avocat et il assure désormais seul la bonne régularité de la procédure d’appel. Les ordres des avocats ont mis en place des modules de formation destinés à familiariser les avocats aux nouvelles modalités de la procédure d’appel et notamment aux délais spécifiques prévus par le décret n°&nbsp;2009-1524 du 9&nbsp;décembre 2009 (art. 901 et s. C.&nbsp;pr. civ.). C’est l’occasion pour les avocats de s’investir davantage encore dans le suivi de la procédure d’appel et d’être l’unique professionnel du droit intervenant pour les clients en cause d’appel .</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Que vont devenir les personnes qui exerçaient ces fonctions&nbsp;?</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">À la suite de la suppression de leur profession, les avoués à la Cour ont été indemnisés de leur préjudice. Au 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 2012, ils ont eu le choix, soit de cesser d’exercer leur profession, soit de devenir avocat. En ce cas, ils restent constitués dans les dossiers en cours. Pour l’avenir, un certain nombre d’anciens avoués se sont constitués en réseau afin d’offrir à leurs confrères avocats un service de postulation devant les cours d’appel, service comparable à celui exercé par les avocats mandataires auprès du tribunal de commerce ou par les avocats postulant devant le tribunal de grande instance. Ainsi, les avocats plaidant pourront choisir de confier le suivi de la procédure à des avocats spécialisés, l’objectif étant d’éviter un certain nombre de chausse-trapes (délais de signification des conclusions notamment).</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR">Y aura-t-il à l’avenir une spécialisation correspondante dans la formation des futurs avocats&nbsp;?</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Compte tenu de ce domaine d’activité supplémentaire, les avocats seront bien entendus formés au sein des écoles de formation des avocats. Les avocats pourront se spécialiser en procédure civile dans son ensemble. Toutefois, l’objectif des ordres des avocats n’est pas de maintenir de fait les avoués au sein des barreaux. À chaque avocat qui le souhaite de se spécialiser sur ce nouveau créneau.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR"></span></p><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b><span style="mso-fareast-language: FR">Le questionnaire de Désiré Dalloz</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-style: italic">Quel est votre meilleur souvenir d’étudiant&nbsp;? Ou le pire&nbsp;?</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">L’un de mes meilleurs souvenirs d’étudiant date de la deuxième année lors de la finale du concours interuniversitaire de plaidoirie (</span><a href="http://www.conferencelysias.fr/" target="_blank" ><span style="mso-fareast-language: FR">Conférence Lysias</span></a><span style="mso-fareast-language: FR">)&nbsp;: dans un amphi plein à craquer, devant un aréopage des plus hautes personnalités du monde judiciaire et universitaire, tout à coup, je monte à la tribune et à 20 ans, on me donne la parole. C’est à ce moment précis que j’ai compris que, par la parole, l’avocat peut changer, non pas le monde, mais la compréhension d’une affaire, l’analyse d’un dossier, le regard sur la personne mise en cause et à l’issue de sa démonstration, emporter la conviction des juges. Ce concours de plaidoirie, qui en 20 ans a connu un essor considérable, permet à chaque étudiant d’expérimenter concrètement que par la parole, après avoir fait justice des arguments de la défense, il peut mettre en lumière et rendre compréhensible aux juges l’évidence de la thèse qu’il doit défendre. C’est un exercice tout à la fois ludique et sérieux qui m’a profondément marqué.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">À l’inverse, le pire souvenir est d’avoir été pris à parti par l’un des professeurs les plus brillants, mais le plus craint aussi, de toutes les universités, j’ai nommé Pierre Delvolvé, professeur de droit public, qui me voyant quitter son cours avant l’heure n’a pas supporté que je puisse avoir mieux à faire et m’a apostrophé d’un retentissant «&nbsp;Monsieur Delvolvé&nbsp;!&nbsp;» qui résonne encore à mes oreilles lorsque je suis en retard pour une audience. Être né dans une famille de juristes vous donne beaucoup de facilité, mais que d’obligations et d’exigences en contrepartie&nbsp;!</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-style: italic">Quel est votre héros de fiction préféré&nbsp;?</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">C’est Scapin assurément, dans les&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Fourberies de Scapin</i>&nbsp;de Molière. Il a la joie de vivre de ceux qui sont totalement indépendants, il a la malice de ceux qui trouvent toujours un moyen de s’en sortir, il a le cœur sur la main, toujours prêt à rendre service, il a de la justice, une vision réaliste et humaine, il manie l’ironie avec bienveillance, il est tout à la fois protecteur et redresseur de tort. Il est bon vivant et ne se préoccupe de rien, sauf de rire avec ceux qui veulent bien l’écouter.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-style: italic">Quel est votre droit de l’homme&nbsp;préféré&nbsp;?</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Le droit à la vie. Il comprend l’abolition de la peine de mort, mais également le respect de la vie, à chaque âge de la vie, depuis la conception, jusqu’à la fin de la vie. Il s’agit de la défense de la personne âgée, malade ou atteinte d’un handicap. Ce droit de l’homme est finalement la défense de la fragilité de l’homme et dès lors de tout être humain car la fragilité est humaine. C’est pour moi le premier droit de l’homme.</span></p></div>]]></content:encoded>
			<category>Focus sur...</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 08:55:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Paiement de la dette d’autrui et gestion d’affaires</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/paiement-de-la-dette-dautrui-et-gestion-daffaires//h/9a513bd936917d56d9cae9a654ab55fe.html</link>
			<description>La conjonction de l’intérêt du gérant et de celui du maître de l’affaire n’est pas exclusive de...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Plusieurs raisons peuvent être à l’origine de la dette d’autrui. Si l’on met de côté l’erreur, qui permet au&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="typo3/#solvens" >solvens</a></i>&nbsp;d’agir en&nbsp;<a href="typo3/#répétition" >répétition de l’indu</a>&nbsp;contre le créancier (<a href="typo3/#art1377" >art.&nbsp;1377</a>&nbsp;C. civ.), on pense naturellement à l’intention libérale, conduisant une personne à soulager le débiteur de sa dette. C’est d’ailleurs dans le sens d’une&nbsp;<a href="typo3/#présomption" >présomption</a>&nbsp;simple de libéralité que la jurisprudence s’est fixée, la Cour de cassation énonçant qu’il appartient au&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">solvens</i>&nbsp;de «&nbsp;démontrer que la cause dont procédait ce paiement impliquait, pour le débiteur, l'obligation de lui rembourser les sommes versées&nbsp;» (<span style="mso-bidi-font-family: 'Marker Felt'"><a href="typo3/#Civ1992" >Civ. 1<sup>re</sup>, 2&nbsp;juin 1992</a>&nbsp;;&nbsp;<a href="typo3/#Civ1993" >Civ. 1<sup>re</sup>, 17&nbsp;nov. 1993</a>)</span>. Une option s’ouvre alors au&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">solvens</i>&nbsp;qui prétend exercer un recours contre le débiteur. Il peut, en premier lieu, arguer de l’existence d’un contrat préexistant — mandat ou prêt — en vertu duquel il a payé à la place du tiers, à charge pour ce dernier de le rembourser. Il peut, en second lieu, solliciter le fondement quasi contractuel en invoquant la&nbsp;<a href="typo3/#gestion" >gestion d’affaires</a>.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">C’est cette voie qu’avait choisi le&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">solvens</i>&nbsp;dans une espèce qui a donné lieu à l’arrêt commenté&nbsp;:&nbsp;<span style="mso-bidi-font-family: 'Marker Felt'">après avoir réglé les dettes de la débitrice envers un établissement de crédit et le Trésor public, le&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">solvens</i>&nbsp;lui réclamait le remboursement des sommes versées, alléguant qu’en procédant au paiement litigieux, il avait voulu protéger le patrimoine de la défenderesse, menacé par une procédure de saisie diligentée par les créanciers désintéressés.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-family: 'Marker Felt'">Accueillie par les premiers juges, cette argumentation ne rencontre pas le même succès devant la cour d’appel de Nîmes qui écarte la demande de remboursement, retenant que la gestion d’affaires invoquée n’est pas caractérisée par le seul paiement de la dette d’autrui.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-family: 'Marker Felt'">L’explication de cette solution réside certainement dans le refus de la cour d’appel de voir caractérisée dans les faits qui lui étaient soumis l’une des conditions d’existence de la gestion d’affaires. Tirant son fondement de l’équité, la gestion d’affaires implique de la part du gérant un élément intentionnel ou subjectif résidant dans l’intention d’agir dans l’intérêt d’autrui. Et c’est précisément cet élément intentionnel qui faisait difficulté en l’espèce&nbsp;: en effet, le&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">solvens</i>&nbsp;ne se prévalait pas d’une intention purement altruiste. Au contraire, il avouait bien volontiers que, en arrière-plan de la vocation altruiste de son intervention, tendant à préserver le patrimoine de la débitrice, se trouvait son intérêt propre lié à ce que, étant lui-même créancier de la défenderesse, il avait, en payant ses dettes, sauvegardé le gage qui garantissait ses créances&nbsp;!</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-family: 'Marker Felt'">Manifestement, dans la conception que se faisaient les juges nîmois de la gestion d’affaires, cette configuration excluait qu’on pût constater l’existence du quasi-contrat. Mais c’était retenir une acception par trop étroite de la gestion d’affaires, dont la Cour de cassation affirme depuis longtemps, et avec constance, que l’existence ne peut être exclue par la seule considération que les frais exposés ne l’ont pas été dans le seul intérêt du maître, mais aussi dans celui du gérant (<a href="typo3/#Com1976" >Com. 16&nbsp;nov. 1976</a>&nbsp;;&nbsp;</span><a href="typo3/#Civ1991" >Civ. 1<sup>re</sup>, 28&nbsp;mai 1991</a><span style="mso-bidi-font-family: 'Marker Felt'">). Ainsi, si le prétendu gérant se trouve privé du remboursement des dépenses exposées lorsque ses démarches avaient été guidées par la satisfaction de son intérêt exclusif (<a href="typo3/#Civ1919" >Civ. 25&nbsp;juin 1919</a>&nbsp;;&nbsp;<a href="typo3/#Civ1991" >Civ. 1<sup>re</sup>, 28&nbsp;mai 1991</a>, préc.), il n’en va pas de même lorsque l’intérêt du géré se conjugue avec celui poursuivi par le gérant. C’est l’enseignement de la censure prononcée par la première chambre civile au visa des articles&nbsp;<a href="typo3/#art1236" >1236</a>&nbsp;et&nbsp;<a href="typo3/#art1372" >1372</a>&nbsp;du Code civil.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-family: 'Marker Felt'">Il reste qu’en autorisant le gérant à œuvrer dans son intérêt propre en même temps que celui du géré, ne risque-t-on pas d’encourager les immixtions intempestives dans le patrimoine d’autrui&nbsp;? Face à ce risque, un contrôle accru de la condition d’utilité de la gestion devrait constituer un garde-fou nécessaire. En l’espèce, comme le constate la Cour de cassation, cette condition ne faisait pas difficulté puisque l’intervention du&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">solvens</i>&nbsp;avait été doublement profitable à la débitrice&nbsp;: en éteignant ses dettes, elle avait effectivement évité la saisie de ses biens immobiliers.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Civ.1re__12_janv._2012.pdf" target="_blank" >Civ. 1<sup>re</sup>, 12&nbsp;janv. 2012</a>, n<sup>o</sup>&nbsp;10-24.512, F-P+B+I</span></i></b></p><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Références</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■&nbsp;<a name="gestion"></a>Gestion d’affaires</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">[Droit civil]</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;Fait pour une personne, le gérant, d’accomplir des actes d’administration dans l’intérêt d’un tiers, le géré ou maître de l’affaire, sans que ce dernier l’en ait chargé et en dehors de tout pouvoir légal ou judiciaire. Les engagements pris par le g<span style="LETTER-SPACING: 0.1pt">érant obligent le tiers qui doit, en outre, si l’initiative&nbsp;</span>était&nbsp;<span style="LETTER-SPACING: -0.1pt">utile ou nécessaire, rembourser au gérant ses dépenses. Elle constitue un quasi-contrat.&nbsp;»</span></span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■<a name="solvens"></a>&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Solvens</i></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">[Droit civil]</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;Celui qui effectue le paiement d’une obligation.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">■&nbsp;<a name="présomption"></a>Présomption</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">[Droit civil]</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;Mode de raisonnement juridique en vertu duquel de l<span style="LETTER-SPACING: -0.1pt">’établissement d’un fait on induit un autre fait qui n</span>’est pas prouvé. La présomption est dite de l’homme (ou du juge) lorsque le magistrat tient lui-même et en toute libert<span style="LETTER-SPACING: -0.1pt">é ce raisonnement par induction, pour un cas particulier; elle n’est admise que lorsque la preuve par t</span>émoins est autorisée.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">La présomption est légale, c’est-à-dire instaurée de manière générale, lorsque le législateur tire lui-m<span style="LETTER-SPACING: -0.1pt">ême d’un fait établi un autre fait dont la preuve n’est pas apportée. La présomption l</span>égale est simple lorsqu’elle peut être combattue par la preuve du contraire. Lorsque la présomption ne peut être renversée, elle est dite irréfragable ou absolue.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">On qualifie de présomption mixte la présomption dont la preuve contraire est réglementée par le législateur, qui restreint les moyens de preuve ou l’objet de la preuve.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">■&nbsp;<a name="répétition"></a>Répétition de l’indu</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">[Droit civil]</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;Remboursement de ce qui a été payé sans cause soit parce que la dette n’existait pas du tout (indu objectif), soit parce que la dette a été annulée ou résolue (indu&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">a posteriori</i>), soit parce qu’il n’y avait pas de rapport de débiteur à créancier entre&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">solvens</i>&nbsp;et&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">accipiens</i>&nbsp;(indu subjectif).</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">La loi du 12&nbsp;mai 2009 sur la simplification du droit (n<sup>o</sup>&nbsp;2009-527) remplace le terme “&nbsp;répétition&nbsp;” par celui de “&nbsp;restitution&nbsp;”.&nbsp;»</span></p>
<p><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt"></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Source&nbsp;: </span><a href="http://www.dalloz-bibliotheque.fr/bibliotheque/Lexique_des_termes_juridiques_2012-4913.htm" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Lexique des termes juridiques 2012</span></i></a><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">, 19<sup>e</sup> éd., Dalloz, 2011.</span></p>
<p></span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■ Code civil</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-family: 'Marker Felt'">Article<a name="art1236"></a>&nbsp;1236</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Une obligation peut être acquittée par toute personne qui y est intéressée, telle qu'un coobligé ou une caution.&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">L'obligation peut même être acquittée par un tiers qui n'y est point intéressé, pourvu que ce tiers agisse au nom et en l'acquit du débiteur, ou que, s'il agit en son nom propre, il ne soit pas subrogé aux droits du créancier.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-family: 'Marker Felt'">Article<a name="art1372"></a>&nbsp;1372</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Lorsque volontairement on gère l'affaire d'autrui, soit que le propriétaire connaisse la gestion, soit qu'il l'ignore, celui qui gère contracte l'engagement tacite de continuer la gestion qu'il a commencée, et de l'achever jusqu'à ce que le propriétaire soit en état d'y pourvoir lui-même ; il doit se charger également de toutes les dépendances de cette même affaire.&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Il se soumet à toutes les obligations qui résulteraient d'un mandat exprès que lui aurait donné le propriétaire.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Article<a name="art1377"></a>&nbsp;1377</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Lorsqu'une personne qui, par erreur, se croyait débitrice, a acquitté une dette, elle a le droit de répétition contre le créancier.&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Néanmoins, ce droit cesse dans le cas où le créancier a supprimé son titre par suite du paiement, sauf le recours de celui qui a payé contre le véritable débiteur.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■<a name="Civ1992"></a>&nbsp;</b><span style="mso-bidi-font-family: 'Marker Felt'; mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Civ.1re___2_juin_1992.pdf" target="_blank" >Civ. 1<sup>re</sup>, 2&nbsp;juin 1992</a>, n<sup>o</sup>&nbsp;90-19.374&nbsp;;&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/D.1992__407.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">D</i>.&nbsp;1992. Somm. 407, obs. Delebecque&nbsp;</a>;&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">JCP</i>&nbsp;1992. I.&nbsp;3632, n<sup>o</sup>&nbsp;6, obs. Billiau&nbsp;;&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/RTD_civ.1993.130.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">RTD civ</i>. 1993.&nbsp;</a></span><span style="mso-bidi-font-family: 'Marker Felt'"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/RTD_civ.1993.130.pdf" target="_blank" >130, obs. Mestre</a>.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">■<a name="Civ1993"></a>&nbsp;</span></b><span style="mso-bidi-font-family: 'Marker Felt'; mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/17_nov.1993__n_91-19.443.pdf" target="_blank" >Civ. 1<sup>re</sup>, 17&nbsp;nov. 1993</a>, n<sup>o</sup>&nbsp;91-19.443&nbsp;;&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Defrénois&nbsp;</i>1994. 810, obs. D.&nbsp;Mazeaud.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">■&nbsp;</span></b><span style="mso-bidi-font-family: 'Marker Felt'; mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Com.16_nov.1976.pdf" target="_blank" >Com. 16&nbsp;nov. 1976</a>, n<sup>o</sup>&nbsp;74-13.681.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">■&nbsp;</span></b><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Civ.1re__28_mai_1991.pdf" target="_blank" >Civ. 1<sup>re</sup>, 28&nbsp;mai 1991</a>, n<sup>o</sup>&nbsp;89-20.258,&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/RTD_civ.1992.96.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">RTD civ</i>. 1992. 96, obs. Mestre&nbsp;</a>;&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Defrénois</i>&nbsp;1992. 746, obs. Aubert.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■&nbsp;</b><a name="Civ1919"></a><span style="mso-bidi-font-family: 'Marker Felt'">Civ. 25&nbsp;juin 1919,&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/GrandsArrets237.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">GAJC</i>, t. 2, n<sup>o</sup>&nbsp;237</a>.</span></p></div>]]></content:encoded>
			<category>À la une</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 09:01:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Pouvoir disciplinaire v. pouvoir d’organisation de l’employeur</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/pouvoir-disciplinaire-v-pouvoir-dorganisation-de-lemployeur//h/7e7b4d9e33caf3cd37778339cb1ea62a.html</link>
			<description>Le changement d’affectation d’un salarié motivé par une obligation de sécurité ne constitue pas une...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Un changement d’affectation pris à l’égard d’un salarié à la suite d’un incident mettant en danger la sécurité d’autrui doit-il s’analyser en une sanction disciplinaire&nbsp;?</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Ayant conduit une rame à contresens de la circulation, un conducteur de tramway s’est vu notifié par lettre le retrait de son habilitation à la conduite de tramway et son affectation sur une ligne de bus. Le courrier précisait que le non-respect des consignes de sécurité et la durée pendant laquelle le salarié avait circulé à contresens auraient pu avoir des conséquences très graves pour la clientèle, le personnel de la société de transport et le salarié lui-même. Pour le conducteur, cette décision caractérisait un trouble manifestement illicite&nbsp;: elle s’analysait en une sanction disciplinaire prise par son employeur sans consultation du conseil de discipline en violation de la procédure prévue par la convention collective nationale des réseaux de transports publics urbains de voyageurs. Il saisit alors la juridiction prud’homale aux fins d’obtenir une mesure de remise en état.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Débouté par le juge des référés puis en appel, le salarié trouva gain de cause auprès de la chambre sociale (<a href="typo3/#Soc31mars2009" >Soc. 31&nbsp;mars 2009</a>) qui qualifia la sanction de disciplinaire. La cour d’appel de renvoi confirma toutefois la solution retenue par les juges du fond et l’affaire fut renvoyée par la chambre sociale devant l’Assemblée plénière.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Accessoire du pouvoir de direction, le pouvoir disciplinaire est le droit pour l’employeur de prendre une mesure qualifiée de «&nbsp;sanction disciplinaire&nbsp;» à la suite d’un agissement du salarié qu’il a jugé fautif (art.&nbsp;<a href="typo3/#artl13311" >L.&nbsp;1331-1</a>&nbsp;C.&nbsp;trav.&nbsp;; v.&nbsp;<a href="typo3/#Doc" >E. Dockès, J. Pélissier, G. Auzero</a>)&nbsp;: un manquement à ses obligations contractuelles (<a href="typo3/#Chmixte2007" >Ch. mixte 18&nbsp;mai 2007</a>&nbsp;;&nbsp;<a href="typo3/#Socmai2011" >Soc. 3&nbsp;mai 2011</a>). Afin de sauvegarder les droits de la défense du salarié, l’employeur doit, pour prononcer une telle sanction, suivre la procédure édictée aux articles&nbsp;<a href="typo3/#artl13321" >L.&nbsp;1332-1</a>&nbsp;et suivants du Code du travail. Le juge exercera alors un contrôle de la régularité de la procédure et s’assurera que la mesure est justifiée par une faute (faits établis non prescrits&nbsp;: art.&nbsp;<a href="typo3/#artl13324" >L.&nbsp;1332-4</a>&nbsp;C.&nbsp;trav.), proportionnée et licite (sanction non pécuniaire (art.&nbsp;<a href="typo3/#artl13312" >L.&nbsp;1331-2</a>&nbsp;C. trav.), ni discriminatoire et prévue par le règlement intérieur (<a href="typo3/#Soc26oct2010" >Soc. 26 oct. 2010</a>)&nbsp;; art.&nbsp;<a href="typo3/#artl13331" >L.&nbsp;1333-1</a>&nbsp;C.&nbsp;trav.).</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">En l’espèce, l’Assemblée plénière constate d’abord qu’après l’incident le salarié n’a fait l’objet d’aucune réprimande de la part de l’employeur. Elle souligne ensuite qu’en affectant le salarié sur une ligne de bus, l’employeur n’a fait qu’user de son pouvoir de direction en procédant à la réorganisation des conditions de travail du conducteur, ce qui ne doit pas être analysé en une modification de son contrat d’autant qu’elle ne touche pas le secteur géographique (<a href="typo3/#Soc1999" >Soc. 4 mai 1999</a>&nbsp;;&nbsp;<a href="typo3/#Soc2010" >Soc. 13 juill. 2010</a>). Elle déclare enfin que la décision de l’employeur ne peut être qualifiée de sanction disciplinaire aux motifs que le changement d’affectation n’avait que pour seul objet «&nbsp;d’assurer la sécurité des usagers, du personnel d’exploitation et des tiers&nbsp;» conformément au règlement de sécurité de l’exploitation d’un système de transport public guidé. La mesure contestée répondait donc en l’espèce à un impératif de sécurité dont l’employeur est tenu (art.&nbsp;<a href="typo3/#artl41211" >L.&nbsp;4121-1</a>&nbsp;C.&nbsp;civ.&nbsp;; v.&nbsp;obligation de sécurité de résultat du transporteur&nbsp;<a href="typo3/#Civ21nov1911" >Civ. 21 nov. 1911</a>&nbsp;; L.&nbsp;n°85-677 du 5 juill. 1985&nbsp;;&nbsp;<a href="typo3/#Civ16juin2011" >Civ. 2<sup>e</sup>, 16&nbsp;juin 2011</a>) et non à une volonté de sanctionner disciplinairement le salarié (v. déjà pour une affectation temporaire à un emploi de bureau d’un agent de conduite de la SNCF à la suite d’un manquement de vigilance permettant la vérification de ses aptitudes professionnelles&nbsp;:&nbsp;<a href="typo3/#Soc3juill1991" >Soc. 3 juill. 1991</a>&nbsp;;&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">contra</i>&nbsp;: constitue une sanction disciplinaire une mutation motivée par la lenteur d’un salarié jugée fautive par l’employeur&nbsp;:&nbsp;<a href="typo3/#Soc29mai2002" >Soc. 29 mai 2002</a>). C’est sur le plan du pouvoir d’organisation et non celui de la faute que la Haute cour s’est donc placée pour trancher le litige, comme l’avaient fait avant elle les juges du fond (v.&nbsp;<a href="http://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/assemblee_pleniere_22/pierre_foerst_21880.html" target="_blank" >avis de l’avocat général</a>). Elle conclut ainsi que le trouble invoqué n’était manifestement pas illicite avant de rejeter le pourvoi.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Asspl_n6_janv2012.pdf" target="_blank" >Ass. plén. 6 janv. 2012</a>, n°10-14.688, P+B+R+I</span></i></b></p><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Références</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■ v.<a name="Doc"></a>&nbsp;E. Dockès, J. Pélissier, G. Auzero,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="http://www.dalloz-bibliotheque.fr/bibliotheque/Droit_du_travail-2218.htm" target="_blank" >Droit du travail</a></i>, 25<sup>e</sup>&nbsp;éd., Dalloz, coll. «&nbsp;Précis&nbsp;», 2010, n°&nbsp;725 s.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■ Code du travail</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Article&nbsp;<a name="artl13311"></a>L. 1331-1</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Constitue une sanction toute mesure, autre que les observations verbales, prise par l'employeur à la suite d'un agissement du salarié considéré par l'employeur comme fautif, que cette mesure soit de nature à affecter immédiatement ou non la présence du salarié dans l'entreprise, sa fonction, sa carrière ou sa rémunération.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Article<a name="artl13312"></a>&nbsp;L. 1331-2</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;Les amendes ou autres sanctions pécuniaires sont interdites.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Toute disposition ou stipulation contraire est réputée non écrite.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Article<a name="artl13321"></a>&nbsp;L. 1332-1</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;Aucune sanction ne peut être prise à l'encontre du salarié sans que celui-ci soit informé, dans le même temps et par écrit, des griefs retenus contre lui.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Article<a name="artl13324"></a>&nbsp;L. 1332-4</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;Aucun fait fautif ne peut donner lieu à lui seul à l'engagement de poursuites disciplinaires au-delà d'un délai de deux mois à compter du jour où l'employeur en a eu connaissance, à moins que ce fait ait donné lieu dans le même délai à l'exercice de poursuites pénales.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Article<a name="artl13331"></a>&nbsp;L. 1333-1</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;En cas de litige, le conseil de prud'hommes apprécie la régularité de la procédure suivie et si les faits reprochés au salarié sont de nature à justifier une sanction.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">L'employeur fournit au conseil de prud'hommes les éléments retenus pour prendre la sanction.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Au vu de ces éléments et de ceux qui sont fournis par le salarié à l'appui de ses allégations, le conseil de prud'hommes forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles. Si un doute subsiste, il profite au salarié.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Article<a name="artl41211"></a>&nbsp;L. 4121-1</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">Ces mesures comprennent :</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">1° Des actions de prévention des risques professionnels et de la pénibilité au travail ;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">2° Des actions d'information et de formation ;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">3° La mise en place d'une organisation et de moyens adaptés.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 10.0pt">L'employeur veille à l'adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l'amélioration des situations existantes.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Soc.26_oct.2010.pdf" target="_blank" >Soc. 26 oct. 2010</a>, n°&nbsp;09-42.740.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Soc.31_mars_2009.pdf" target="_blank" >Soc. 31&nbsp;mars 2009</a>, n°&nbsp;07-44.791.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/ch.mixte_18_mai_2007.pdf" target="_blank" >Ch. mixte 18&nbsp;mai 2007</a>, n°&nbsp;05-40.803,&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/D2007-2137.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">D</i>.&nbsp;2007.&nbsp;</a><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/D2007-2137.pdf" target="_blank" >2137&nbsp;</a>;&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/RDT2007-527_.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">RDT</i>&nbsp;2007. 527</a>.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Soc.3_mai_2011.pdf" target="_blank" >Soc. 3&nbsp;mai 2011</a>, n°&nbsp;09-67.464.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Soc4_mai_1999.pdf" target="_blank" >Soc. 4 mai 1999</a>, n°97-40.576,&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/D2000-85.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">D</i>. 2000. 85</a>.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Soc13juill2010.pdf" target="_blank" >Soc. 13 juill.&nbsp;</a><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Soc13juill2010.pdf" target="_blank" >2010</a>, n°08-44.092,&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/RTD2010-712.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">RDT</i>&nbsp;2010. 712</a>.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">■<a name="Civ21nov1911"></a>&nbsp;Civ. 21 nov. 1911,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">S</i>.&nbsp;1912.&nbsp;</span>173.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Civ.16_juin_2011.pdf" target="_blank" >Civ. 2<sup>e</sup>, 16&nbsp;juin 2011</a>, n°&nbsp;10-19.491,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/b/1/article/applicabilite-de-la-loi-de-1985-circulation-dun-tramway-sur-une-voie-propre//h/a3e13a926d.html?tx_ttnews%5Blink%5D=actualite%2Fangle-droit%2Fh%2F3c9a62bdcb%2Fbrowse%2F0%2Farticle%2Fun-presume-coupable-ses" target="_blank" >Dalloz Actu Étudiant<span style="FONT-STYLE: normal">&nbsp;1<sup>er</sup>&nbsp;juill. 2011</span></a></i>.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■<a name="Soc3juill1991"></a>&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Soc._3juill.1991.pdf" target="_blank" >Soc. 3 juill. 1991</a>, n°&nbsp;87-43.405.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Soc.29_mai_2002.pdf" target="_blank" >Soc. 29 mai 2002</a>, n°00-40.996.</p></div>]]></content:encoded>
			<category>À la une</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 09:01:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Code de conduite !</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/le-cas-du-mois/article/code-de-conduite//h/98c94244800421df9a80307ef5e659f0.html</link>
			<description>Tom, le père d’Adhémar a toujours rêvé d’avoir un 4x4. Pour ne pas avoir de mauvaises surprises...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Il choisit la société Karka’s qui lui propose un véhicule récent avec moins de 2&nbsp;000 kilomètres pour la somme de 50&nbsp;000&nbsp;euros. Lors de la présentation, le vendeur précise que le véhicule a eu une aile froissée. Le bon de commande de la voiture qui en faisait également état, portait la mention&nbsp;: «&nbsp;véhicule accidenté réparé dans les règles de l’art&nbsp;». Plusieurs jours après l’achat, Tom confie son 4x4 à un garagiste afin de procéder à une révision. C’est à cette occasion qu’il apprend que le véhicule avait été gravement endommagé, ce qui avait nécessité de très coûteuses réparations. Tom, furieux, se sent lésé. Il n’aurait jamais acheté ce véhicule s’il avait connu l’ampleur des réparations.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Désiré, quant à lui, a décidé d’investir ses économies dans l’achat d’une motocyclette. Il arrête son choix sur le deux-roues proposés par David Sonne. Bien décidé à ne pas vivre les mêmes mésaventures que son oncle Tom, il demande à essayer le bolide et interroge le vendeur sur la provenance du véhicule. Il apprend alors que la mobylette appartenait à la mère de David, décédé plusieurs mois auparavant. Il a décidé de la vendre car ses frères, cohéritiers, ne l’utilisaient pas et lui était déjà propriétaire d’une plus grosse cylindrée. Bien informé, Désiré conclu la vente le 21&nbsp;janvier 2012. Il n’est pas surpris lorsqu’il voit sur le contrat que le propriétaire est encore Mme&nbsp;Duc Katy (épouse Sonne), la mère du vendeur. Fier de son acquisition, il parcourt Paris et décide de rendre visite à Adhémar. À quelques mètres de chez son cousin, la motocyclette tombe en passe. Il finit donc le trajet à pied.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Tom, Désiré et Adhémar se retrouvent dans le salon de la famille Tichaud, bien décidés à obtenir la nullité des deux ventes.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Que leur conseillez-vous&nbsp;? Quelles sont leur chance d’obtenir gain de cause&nbsp;?</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><i style="mso-bidi-font-style: normal">Réponse dans une quinzaine de jours.</i></p>]]></content:encoded>
			<category>Cas du mois</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 08:55:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Le mystère de la publication des arrêts de la Cour de cassation</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/le-billet/article/le-mystere-de-la-publication-des-arrets-de-la-cour-de-cassation//h/a55da57d60fbb90ab2b220ece8956527.html</link>
			<description>Depuis quelques temps, les magistrats de la Cour de cassation font passer un message à la doctrine...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Que l’on se rassure, il ne s’agira pas de disserter sur le point de savoir si la jurisprudence est, ou non, une source du droit. On prendra pour postulat de départ que les arrêts de la Haute juridiction peuvent être à l’origine de véritables règles. La question est alors de savoir s’il est légitime que la Cour de cassation use de la publication au&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Bulletin</i>&nbsp;d’un arrêt pour maîtriser sa destinée.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">La publication au&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Bulletin</i>&nbsp;est en principe, bien qu’il n’existe aucune règle claire à ce sujet, réservée aux arrêts importants. En vérité, il existe une gradation. Les arrêts importants sont publiés au&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Bulletin</i>&nbsp;(P +&nbsp;B), les arrêts très importants sont également mis à disposition sur le&nbsp;<a href="http://www.courdecassation.fr/" target="_blank" >site de la Cour de cassation</a>&nbsp;(P +&nbsp;B +&nbsp;I), quoique certaines chambres semblent l’ignorer si l’on en juge par le nombre d’arrêts qu’elles mettent en ligne…, et les arrêts fondamentaux sont enfin repris dans le&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Rapport annuel</i>&nbsp;de la Cour de cassation (P +&nbsp;B +&nbsp;R +&nbsp;I).</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Au contraire, les arrêts insignifiants, qui ne posent pas de principe, qui appliquent un principe bien établi, ou qui censurent une décision pour un motif disciplinaire du type violation du principe du contradictoire, sont relégués dans la masse informe des arrêts dits «&nbsp;non publiés&nbsp;» ou «&nbsp;inédits&nbsp;». Ces arrêts ne sont pourtant pas moins accessibles que les arrêts publiés au&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Bulletin</i>&nbsp;puisqu’ils figurent sur la base de données «&nbsp;<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/" target="_blank" >Legifrance&nbsp;</a>». Or, dans la période récente, des auteurs «&nbsp;fouineurs&nbsp;» ont déniché, dans la masse des arrêts non publiés, des décisions pour le moins surprenantes.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">On prendra deux exemples&nbsp;:</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">▪ Nul n’ignore que, contre vents et marées doctrinale, la Cour de cassation a réaffirmé avec force que, dans une promesse unilatérale de vente, la rétractation du promettant dans le délai offert au bénéficiaire empêche la rencontre de l’offre et de l’acceptation et interdit en conséquence la formation de la vente (<a href="typo3/#Civ11mai2011" target="_blank" ><span style="COLOR: windowtext">Civ. 3<sup>e</sup>, 11 mai 2011</span></a>). Le bénéficiaire ne peut alors obtenir que des dommages-intérêts. Pourtant, dans&nbsp;<a href="typo3/#Civ6sept2011" >un arrêt non publié du 6&nbsp;septembre 2011</a>, la troisième chambre civile a décidé exactement le contraire… À un plaideur qui se prévalait de cette jurisprudence, constante depuis 1993, la Cour de cassation a répondu qu’«&nbsp;<span style="COLOR: #2c2c2c">ayant relevé que la date d’expiration du délai de levée d’option ouverte à la société E.&nbsp;par la promesse unilatérale de vente à elle consentie par les consorts X.&nbsp;était fixée au 15&nbsp;septembre 2006 et que la dénonciation, par ces derniers, de leur engagement datait du 16&nbsp;janvier 2006, la cour d’appel en&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">a exactement</i>&nbsp;déduit que la société E était fondée à faire valoir que la levée de l’option devait produire son plein effet&nbsp;». Si cet arrêt avait été publié, on aurait pu conclure à un revirement de jurisprudence. Puisque ce n’est pas le cas, on ne peut rien conclure du tout, sauf à considérer qu’il s’agit d’une «&nbsp;anomalie&nbsp;»…</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">▪ Ensuite, dans&nbsp;<a href="typo3/#Civ15déc2011" >un arrêt du 15&nbsp;décembre 2011</a><span style="COLOR: #2c2c2c">,</span><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="FONT-FAMILY: &quot;Arial&quot;, &quot;sans-serif&quot;; COLOR: #2c2c2c">&nbsp;</span></i>la première chambre civile a reproché à des juges du fond, qui avaient condamné un contractant à réparer le dommage subi par un tiers victime de l’inexécution, de ne pas avoir caractérisé en quoi le manquement contractuel constituait une faute quasi délictuelle. Pourtant, là encore, dans un&nbsp;<a href="typo3/#Ass6oct2006" >arrêt d’Assemblée plénière du 6&nbsp;octobre 2006</a>, réitéré à plusieurs reprises, la Cour de cassation avait décidé de consacrer l’unité des fautes contractuelles et délictuelles. Autrement dit, il avait été décidé qu’un tiers au contrat, victime de l’inexécution de celui-ci, n’avait pas à rapporter d’autre preuve que celle du manquement contractuel. La première chambre civile, dans&nbsp;<a href="typo3/#Civ15déc2011" >son arrêt du 15&nbsp;décembre 2011</a>, a donc pris l’exact contre-pied de ce principe. Pourtant, cette décision n’étant pas publiée, nul n’osera parler de revirement de jurisprudence et c’est quasiment en s’excusant de leur impertinence que des auteurs l’ont signalé…</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">On perçoit donc une mutation des arrêts non publiés. Ces derniers ne sont plus uniquement des arrêts qui, en eux-mêmes, sont d’espèces. Ce sont également des arrêts qui semblent être considérés par la Cour de cassation comme des arrêts d’espèce. La nuance est importante. Dans le premier cas, les arrêts ne sont pas susceptibles de faire jurisprudence puisqu’ils ne contiennent ou n’appliquent aucun principe nouveau. Dans le second cas, ces arrêts ne feront pas jurisprudence parce que, en dépit de ce qu’ils disent, la Cour de cassation a décidé qu’ils ne doivent pas faire jurisprudence.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">On savait déjà que, par le biais des communiqués qui accompagnent certains arrêts importants, la Cour de cassation tentait de donner une interprétation «&nbsp;officielle&nbsp;» de sa décision, quitte à en modifier quelque peu le sens. On songe ici&nbsp;<a href="typo3/#Ass14vr2006" >aux arrêts d’Assemblée plénière du 14&nbsp;avril 2006</a>&nbsp;relatif à la force majeure auxquels on renverra le lecteur. La Cour de cassation semble ici franchir un nouveau palier en faisant une entorse à sa propre «&nbsp;doctrine&nbsp;» dans un arrêt, tout en la maintenant pour l’avenir en prenant soin de ne pas publier la décision incriminée au&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Bulletin</i>.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Comment expliquer au plaideur déçu que, dans son cas, sans raison apparente dans la motivation (elles existent peut-être mais le commun des juristes n’y a pas accès), c’est le principe inverse de celui constant qui a été appliqué…</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">D’aucuns pourraient avoir l’impression désagréable que les arrêts non publiés sont mis sous le tapis judiciaire de la Cour de cassation afin que l’on n’en parle point trop… En tout état de cause, ce n’est pas la sécurité juridique qui y gagne. On ajoutera, pour revenir au postulat de départ, et boucler la boucle, que les règles jurisprudentielles pâtissent de cette pratique.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Une règle à éclipse aléatoire n’est plus une règle.</p><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Références</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a name="Civ11mai2011"></a><a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/fileadmin/actualites/pdfs/NOVEMBRE_2011/Civ_11_mai_2011.pdf" target="_blank" ><span style="COLOR: windowtext; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">Civ. 3<sup>e</sup>, 11 mai 2011</span></a>, n°10-12.875, v.&nbsp;<a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-vos-copies/b/170/article/execution-forcee-en-nature-des-promesses-unilaterales-de-vente//h/6f1fba6a40.html" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="COLOR: windowtext">Dalloz Actu Étudiant</span></i><span style="COLOR: windowtext">, « À vos copies », 22 juin 2011</span></a>&nbsp;;&nbsp;<a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/le-billet/article/sources-conflictuelles//h/138e785a7b.html" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="COLOR: windowtext">Dalloz Actu Étudiant</span></i><span style="COLOR: windowtext">, « Le Billet », 25 mai 2011</span></a>&nbsp;;&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/D2001-1457.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">D.</i>&nbsp;2011-1457&nbsp;</a>;&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/D2011-1460.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">D</i>. 2011. 1460</a>.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a name="Civ6sept2011"></a>Civ. 3<sup>e</sup>, 6 sept. 2011, n°10-20362, v.&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/force-obligatoire-des-promesses-de-contrat//h/260156c93ea1823fd6ba858d073bfb59.html" target="_blank" >Dalloz Actu Étudiant<span style="FONT-STYLE: normal">&nbsp;21 nov. 2011</span></a></i>.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a name="Civ15déc2011"></a><a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Civ15_decineditDenis.pdf" target="_blank" ><span style="COLOR: windowtext; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">Civ. 1<sup>re</sup>, 15 déc. 2011</span></a>, n°10-17.691, v.&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/le-regime-de-laction-en-responsabilite-du-tiers-victime-dun-dommage-contractuel//h/ff27c467e768769390b12f3aed12734c.html" target="_blank" >Dalloz Actu Étudiant<span style="FONT-STYLE: normal">&nbsp;19 janv. 2012</span></a></i>.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a name="Ass6oct2006"></a><a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Assplen6oct2006.pdf" target="_blank" ><span style="COLOR: windowtext; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">Ass. plén. 6 oct. 2006,</span></a>&nbsp;n°05-13.255,&nbsp;<a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/D2006-2825.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="COLOR: windowtext; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">D</span></i><span style="COLOR: windowtext; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">. 2006. 2825, note G. Viney&nbsp;</span></a>;&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">JCP</i>&nbsp;2006. II. 10181, obs. M. Billiau ;&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">RDC&nbsp;</i>2007. 269, obs. D. Mazeaud ;&nbsp;<a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/RTD_civ2007-123.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="COLOR: windowtext; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">RTD civ</span></i><span style="COLOR: windowtext; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">.&nbsp;</span></a><a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/RTD_civ2007-123.pdf" target="_blank" ><span style="COLOR: windowtext; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">2007. 123, obs. P. Jourdain</span></a>.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/ASSPLEN14AVR2006.pdf" target="_blank" >Ass. plén. 14 avril 2006</a>, n°04-18.902,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">RDC</i>&nbsp;2006.&nbsp;1083, obs. Y.-M.&nbsp;Laithier et 1207, obs. G. Viney&nbsp;;&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">JCP</i>&nbsp;G 2006. II. 10087, note P. Grosser&nbsp;;&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Defrénois&nbsp;</i>2006.&nbsp;1212, obs. E. Savaux&nbsp;;&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">CCC</i>&nbsp;2006, comm. 152, note L. Leveneur&nbsp;;&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">RLDC&nbsp;</i>2006, n°2129, note M.&nbsp;Mekki&nbsp;;&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">LPA</i>&nbsp;6&nbsp;juill. 2006, p. 14, note Le Magueresse&nbsp;;&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/RTDCIV14avr2006.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">RTD civ</i>. 2006.&nbsp;775, obs. P. Jourdain&nbsp;</a>;&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/D2006-1577.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">D.</i>&nbsp;2006.&nbsp;1577, note P. Jourdain&nbsp;</a>;&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/D2006-1933.pdf" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal">ibid</i>.&nbsp;1929, obs. Ph. Brun</a>, et&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/D2006-2638.pdf" target="_blank" >2638, obs. B. Fauvarque-Cosson&nbsp;</a>et&nbsp;<a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/D2006-1566.pdf" target="_blank" >1566, chron. D. Noguéro</a>.</p></div>]]></content:encoded>
			<category>Billets</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 10:29:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Mode de révocation de l’aveu judiciaire</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/mode-de-revocation-de-laveu-judiciaire//h/b40e74a3fae98f62bc14c8f1262f071a.html</link>
			<description>La révocation de l’aveu judiciaire exige qu’il soit prouvé que celui-ci est la suite d’une erreur...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Parfois encore présenté comme la reine des preuves, en raison de sa valeur et de sa force probatoire, puisqu’il permet d’apporter la preuve d’un acte juridique par exception aux règles édictées par&nbsp;<a href="typo3/#art1341" >l’article 1341</a>&nbsp;du Code civil, et qu’il fait pleine de foi contre celui qui l’a fait, l’aveu ne suscite ni engouement doctrinal, ni engorgement judiciaire…</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Déclaration par laquelle une personne reconnaît pour vrai, et comme devant être tenu pour avéré à son égard, un fait de nature à produire contre elle des conséquences juridiques&nbsp;» (<a href="typo3/#aubry" >Aubry et Rau</a>) l’aveu, quand il est judiciaire, est «&nbsp;celui qui est fait au cours d’un procès, et dont dépend le sort de ce procès&nbsp;» (<a href="typo3/#mazeaud" >H. L. et J.&nbsp;Mazeaud et F.&nbsp;Chabas</a>) et il est irrévocable, «&nbsp;à moins qu’on ne prouve qu’il a été la suite d’une erreur de fait&nbsp;» (<a href="typo3/#art1356" >art. 1356, al. 4,</a>&nbsp;C. civ.).</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">C’est sur la révocabilité exceptionnelle de l’aveu que porte l’arrêt rendu, le 2&nbsp;novembre 2011, par la chambre commerciale de la Cour de cassation. Une banque avait obtenu le paiement d’une dette par l’associé d’une SCI dont elle était créancière. Celui-là prétendait qu’à la suite de son paiement, la banque était débitrice à son égard d’une somme à titre de trop-perçu. Dans ses conclusions présentées devant les premiers juges du fond, la banque visait expressément une somme qui lui avait été indûment payée pour un montant de 78&nbsp;876,69&nbsp;euros. Mais, devant la cour d’appel elle déniait toute valeur d’aveu à cette déclaration, dans la mesure où elle soutenait s’être trompée dans l’établissement du compte litigieux, et produisait donc un décompte rectifié dans ses écritures postérieures. La cour leur avait donné raison, ce qui emporte la cassation de son arrêt, au visa de&nbsp;<a href="typo3/#art1356" >l’article 1356</a>&nbsp;du Code civil, au motif qu’&nbsp;«&nbsp;en se déterminant par de tels motifs, impropres à établir que la révocation par la banque, dans des écritures postérieures, de l’aveu fait en justice relativement au montant de se dette procédait d’une erreur de fait&nbsp;».</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">L’arrêt commenté apporte quelques enseignements, d’ordre négatif, sur le seul mode de révocation de l’aveu que la loi autorise, à savoir l’erreur de fait. Après avoir rappelé qu’il est logique que seule une telle erreur, à l’exclusion de l’erreur de droit, puisse fonder la révocation de l’aveu puisque celui-ci ne peut porter que sur une question de fait, on retiendra donc que le simple fait, pour la banque de soutenir «&nbsp;qu’elle se serait trompée dans l’établissement de ce compte&nbsp;» et de produire «&nbsp;un décompte rectifié dans ses écritures postérieures&nbsp;» ne suffit pas à caractériser une erreur de fait. Est-ce à dire que la révocation de l’aveu est inopérante parce que, comme le soutenait le pourvoi, la banque tentait de rétracter son aveu sous prétexte d’une erreur de droit sur l’imputation des paiements effectués par les autres associés de la société débitrice&nbsp;? Faut-il plutôt considérer que ce qui est reproché aux juges du fond consiste à avoir admis que la preuve de l’erreur de fait était rapportée par la banque, alors que celle-ci se contentait de proférer par voie d’affirmation&nbsp;? Il est bien difficile de trancher sur ce point.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Cour_de_cassation_civile_Chambre_commerciale_2_novembre_2011_10-21.341_Publie_au_bulletin.pdf" target="_blank" >Com<img src="typo3/clear.gif" class="t3-TCEforms-reqImg" name="req_tt_news_3340_bodytext" alt="" />. 2 nov. 2011</a>, pourvoi n°10-21.341</i></b></p><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Références</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■&nbsp;<a name="aveu"></a>Aveu</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">[Droit civil/Procédure civile]</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;Déclaration par laquelle une personne tient pour vrai un fait qui peut produire contre elle des conséquences juridiques.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">L’aveu est judiciaire lorsque la déclaration est faite en justice&nbsp;:<span style="LETTER-SPACING: -0.1pt">&nbsp;il lie le juge. Au contraire, le tribunal conserve son libre pouvoir d</span>’appréciation en présence d’un aveu extrajudiciaire.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">[Procédure pénale]</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;Reconnaissance par un délinquant du ou des faits délictueux qui lui sont imputés. L’aveu ne lie pas le juge pénal.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Source&nbsp;:&nbsp;</span><a href="http://www.dalloz-bibliotheque.fr/bibliotheque/Lexique_des_termes_juridiques_2012-4913.htm" target="_blank" ><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Lexique des termes juridiques 2012</span></i></a><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">, 19<sup>e</sup>&nbsp;éd., Dalloz, 2011.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a name="aubry"></a>Aubry et Rau, T XII, 6<sup>e</sup>&nbsp;éd., § 751.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">■&nbsp;<a name="mazeaud"></a>H. L. et J.&nbsp;Mazeaud et F.&nbsp;Chabas,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Leçons de droit civil,</i>&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Introduction à l’étude du droit,&nbsp;</i>Montchrestien, 2000, sp. n°423.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">■ Code civil</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Article<a name="art1341"></a>&nbsp;1341</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;Il doit être passé acte devant notaires ou sous signatures privées de toutes choses excédant une somme ou une valeur fixée par décret, même pour dépôts volontaires, et il n'est reçu aucune preuve par témoins contre et outre le contenu aux actes, ni sur ce qui serait allégué avoir été dit avant, lors ou depuis les actes, encore qu'il s'agisse d'une somme ou valeur moindre.&nbsp;</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Le tout sans préjudice de ce qui est prescrit dans les lois relatives au commerce.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal">Article&nbsp;<a name="art1356"></a>1356</b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">«&nbsp;L'aveu judiciaire est la déclaration que fait en justice la partie ou son fondé de pouvoir spécial.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Il fait pleine foi contre celui qui l'a fait.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Il ne peut être divisé contre lui.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-fareast-language: FR">Il ne peut être révoqué, à moins qu'on ne prouve qu'il a été la suite d'une erreur de fait. Il ne pourrait être révoqué sous prétexte d'une erreur de droit.&nbsp;»</span></p></div>]]></content:encoded>
			<category>À la une</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 09:01:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Garde à vue : toute personne a droit à un avocat dès qu’elle en fait la demande !</title>
			<link>http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/garde-a-vue-toute-personne-a-droit-a-un-avocat-des-quelle-en-fait-la-demande//h/1805ee80d7112129d76949947f4e2d62.html</link>
			<description>Il se déduit de l’article 6 § 3 de la Conv. EDH que toute personne placée en garde à vue a droit à...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">En l’espèce, une employée a été placée en garde à vue, en juin&nbsp;2009, à la suite de la plainte de son employeur pour abus de confiance. Les policiers lui ont tout de suite notifié son droit à l’assistance d’un avocat, de même que lors du renouvellement de la garde à vue, mais la prévenue a, à ces deux moments, renoncé à ce droit. Mais une fois confrontée aux charges retenues contre elle, elle a finalement sollicité l’assistance d’un avocat. Les policiers n’ont pas accédé à sa demande et ont poursuivi son audition sans avocat.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Cette dernière a soulevé, sur le fondement de&nbsp;<a href="typo3/#art6" >l’article 6</a>&nbsp;de la Convention européenne des droits de l’homme, la nullité de la garde à vue et celle, subséquente, de la procédure d’enquête. La cour d’appel a considéré que les prescriptions édictées par&nbsp;<a href="typo3/#art63" >l’article 63-4 du Code de procédure pénale</a>&nbsp;ayant été respecté, le fait que les policiers n’aient pas accédé à sa demande ne pouvait entraîner l’annulation de la procédure d’enquête et de l’acte de poursuite.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">La prévenue pouvait-elle demander à s’entretenir avec un avocat, alors que la garde à vue avait été prolongée et qu’elle avait déclaré, par deux fois, renoncer à ce droit&nbsp;?</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">La Haute cour répond par la positive. Elle casse et annule, au visa de&nbsp;<a href="typo3/#art6" >l’article 6 §&nbsp;3</a>&nbsp;de la Convention européenne des droits de l’homme, l’arrêt d’appel estimant qu’&nbsp;«&nbsp;il se déduit de ce texte que toute personne placée en garde à vue doit pouvoir bénéficier de l’assistance d’un avocat dès qu’elle en fait la demande&nbsp;». Il appartenait donc à la cour d’appel, après avoir constaté l’irrégularité des auditions intervenues postérieurement au moment où la prévenue avait sollicité l’assistance d’un avocat, de les annuler et, «&nbsp;le cas échéant, d’étendre les effets de cette annulation aux actes qui en étaient le support nécessaire&nbsp;».</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Le régime de la garde à vue a fait l’objet d’une grande réforme, opérée par la loi n°&nbsp;2011-392 du 14&nbsp;avril 2011, à la suite d’importants arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme, (<a href="typo3/#CEDH2008" >CEDH 27 nov. 2008,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Salduz&nbsp;</i>c.&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Turquie</i></a>&nbsp;;&nbsp;<a href="typo3/#CEDH2009" >CEDH 13 oct. 2009,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Dayan</i>&nbsp;c.&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Turquie</i></a>), de la décision QPC du&nbsp;<a href="typo3/#cONS2010" >Conseil constitutionnel du 30&nbsp;juillet 2010</a>&nbsp;et de celles de la&nbsp;<a href="typo3/#CRIM2010" >Cour de cassation en date du 19&nbsp;octobre 2010</a><a name="art19oct051"></a>. Le législateur français a instauré de nouveaux droits au profit de la personne gardée à vue, dont le plus important est celui d’être assisté par un avocat dès le début de la mesure.&nbsp;<a href="typo3/#préliminaire" >L’article préliminaire</a>&nbsp;du Code de procédure pénale interdit désormais expressément de fonder une condamnation, en matière criminelle ou délictuelle, sur les seules déclarations faites par une personne sans que celle-ci ait pu s’entretenir avec un avocat et être assistée par lui.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Toutefois la Cour de cassation continue de préciser les contours du dispositif, (v.&nbsp;<a href="typo3/#ASSPLEN2011" >Ass. plén.15&nbsp;avr. 2011</a>&nbsp;;&nbsp;<a href="typo3/#CRIM2011" >Crim. 11&nbsp;mai 2011</a>).</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">En l’espèce, qui concernait une garde à vue antérieure à la réforme, la Haute cour précise qu’une personne gardée à vue peut demander l’assistance d’un avocat à n’importe quel moment de la mesure. Il doit être fait droit à sa demande même si elle a antérieurement refusé cette assistance. Dans le cas contraire l’audition doit être annulée de même que les actes qui en découlent.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><i style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt"><a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/Cass.crim.14_dec.2011_11-81.329.pdf" target="_blank" >Crim. 14 déc. 2011</a>, n°&nbsp;11-81.329 F-P+B</span></i></b></p><div class="MEAtxt"><p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Références</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-fareast-language: FR">■<a name="art6"></a>&nbsp;Article 6 de la C</span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">onvention européenne des droits de l’homme - Droit à un procès équitable</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">«&nbsp;1. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle. Le jugement doit être rendu publiquement, mais l’accès de la salle d’audience peut être interdit à la presse et au public pendant la totalité ou une partie du procès dans l’intérêt de la moralité, de l’ordre public ou de la sécurité nationale dans une société démocratique, lorsque les intérêts des mineurs ou la protection de la vie privée des parties au procès l’exigent, ou dans la mesure jugée strictement nécessaire par le tribunal, lorsque dans des circonstances spéciales la publicité serait de nature à porter atteinte aux intérêts de la justice.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">2. Toute personne accusée d’une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">3. Tout accusé a droit notamment à :</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">a) être informé, dans le plus court délai, dans une langue qu’il comprend et d’une manière détaillée, de la nature et de la cause de l’accusation portée contre lui ;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">b) disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense ;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">c) se défendre lui-même ou avoir l’assistance d’un défenseur de son choix et, s’il n’a pas les moyens de rémunérer un défenseur, pouvoir être assisté gratuitement par un avocat d’office, lorsque les intérêts de la justice l’exigent ;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">d) interroger ou faire interroger les témoins à charge et obtenir la convocation et l’interrogation des témoins à décharge dans les mêmes conditions que les témoins à charge ;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">e) se faire assister gratuitement d’un interprète, s’il ne comprend pas ou ne parle pas la langue employée à l’audience.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-fareast-language: FR">■&nbsp;</span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">Code de procédure pénale</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">L’article&nbsp;<a name="préliminaire"></a>préliminaire</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">«&nbsp;I. - La procédure pénale doit être équitable et contradictoire et préserver l'équilibre des droits des parties.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Elle doit garantir la séparation des autorités chargées de l'action publique et des autorités de jugement.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Les personnes se trouvant dans des conditions semblables et poursuivies pour les mêmes infractions doivent être jugées selon les mêmes règles.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">II. - L'autorité judiciaire veille à l'information et à la garantie des droits des victimes au cours de toute procédure pénale.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">III. - Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été établie. Les atteintes à sa présomption d'innocence sont prévenues, réparées et réprimées dans les conditions prévues par la loi.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Elle a le droit d'être informée des charges retenues contre elle et d'être assistée d'un défenseur.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Les mesures de contraintes dont cette personne peut faire l'objet sont prises sur décision ou sous le contrôle effectif de l'autorité judiciaire. Elles doivent être strictement limitées aux nécessités de la procédure, proportionnées à la gravité de l'infraction reprochée et ne pas porter atteinte à la dignité de la personne.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Il doit être définitivement statué sur l'accusation dont cette personne fait l'objet dans un délai raisonnable.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">Toute personne condamnée a le droit de faire examiner sa condamnation par une autre juridiction.</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte">En matière criminelle et correctionnelle, aucune condamnation ne peut être prononcée contre une personne sur le seul fondement de déclarations qu'elle a faites sans avoir pu s'entretenir avec un avocat et être assistée par lui.&nbsp;»</p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><b style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-fareast-language: FR">Article<a name="art63"></a>&nbsp;63-4</span></b></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-fareast-language: FR">«&nbsp;L'avocat désigné dans les conditions prévues à l'article 63-3-1 peut communiquer avec la personne gardée à vue dans des conditions qui garantissent la confidentialité de l'entretien.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-fareast-language: FR">La durée de l'entretien ne peut excéder trente minutes.&nbsp;</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-fareast-language: FR">Lorsque la garde à vue fait l'objet d'une prolongation, la personne peut, à sa demande, s'entretenir à nouveau avec un avocat dès le début de la prolongation, dans les conditions et pour la durée prévues aux deux premiers alinéas.&nbsp;»</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">■<a name="#CEDH2008">&nbsp;</a><a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/AFFAIRE_SALDUZ_c._TURQUIE.pdf" target="_blank" >CEDH 27 nov. 2008</a>,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Salduz&nbsp;</i>c.&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Turquie,</i>&nbsp;req. n°36391/02.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">■<a name="#CEDH2009">&nbsp;</a><a href="fileadmin/actualites/pdfs/JANVIER2012BIS/AFFAIRE_DAYANAN_c._TURQUIE.pdf" target="_blank" >CEDH 13 oct. 2009</a>,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Dayan</i>&nbsp;c.&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Turquie</i>, req. n°7377/03.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">■&nbsp;<a name="cONS2010"></a>Cons. const. 30&nbsp;juill. 2010, n°&nbsp;2010-14/22 QPC,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/inconstitutionnalite-de-la-garde-a-vue-de-droit-commun-et-avant-projet-de-loi-de-reforme//h/5639fefe11953bbaba09bafec4d949bd.html" target="_blank" >Dalloz Actu Étudiant<span style="FONT-STYLE: normal">&nbsp;14 sept. 2010</span></a></i>.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-ansi-language: EN-US" lang="EN-US">■&nbsp;<a name="CRIM2010"></a>Crim 19 oct. 2010, n°&nbsp;10-82.902, n°&nbsp;10-82.306, n°&nbsp;10-85.051,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/la-garde-a-vue-francaise-est-contraire-au-droit-a-un-proces-equitable//h/58de8d5bba.html" target="_blank" >Dalloz Actu Étudiant<span style="FONT-STYLE: normal">&nbsp;27oct. 2010</span></a></i>.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">■&nbsp;<a name="ASSPLEN2011"></a>Ass. plén.15&nbsp;avril 2011, n°<sup>s</sup>&nbsp;10-17.049, 10-30.242, 10-30.313, et 10-30.316,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/garde-a-vue-publication-de-la-loi-et-decisions-de-lassemblee-pleniere//h/090d040ee1d5da881d7f6912331e8405.html" target="_blank" >Dalloz Actu Étudiant<span style="FONT-STYLE: normal">&nbsp;20 avr. 2011</span></a></i>.</span></p>
<p style="MARGIN: 12pt 0cm" class="Texte"><span style="mso-bidi-font-size: 10.0pt">■&nbsp;<a name="CRIM2011"></a>Crim. 11&nbsp;mai 2011, n°&nbsp;10- 84.251,&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal"><a href="http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/garde-a-vue-encore-ultime-precision-de-la-chambre-criminelle//h/14a8a22a6b1ff1b3d05288a70ccb03d3.html" target="_blank" >Dalloz Actu Étudiant<span style="FONT-STYLE: normal">&nbsp;17&nbsp;juin 2011</span></a></i>&nbsp;à propos de Crim. 31 mai 2011, n°<sup>s</sup>10-88.293, 11-80.034, 11.81.412.</span></p></div>]]></content:encoded>
			<category>À la une</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 09:01:00 +0100</pubDate>
			
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